Cinema
FIFM 2025. Maryam Touzani présente son film « Calle Malaga » à Marrakech


Accompagnée de son mari, le cinéaste et producteur Nabil Ayouch, M. Touzani qui a perdu il y a quelques années sa grand-mère confie que « Calle Malaga est un film très intimiste » en rappelant que l’épreuve par laquelle elle est passée a grandement inspiré son récit.
En soulignant le lien personnel qu'elle ressentait avec cette histoire, la réalisatrice a rappelé comment le cinéma peut faire le lien entre les expériences intimes et les réalités sociales plus larges.
Tourné à Tanger, le film explore avec brio les complexités des relations personnelles sur fond de défis sociétaux, un thème récurrent dans l'œuvre de Touzani.
« Calle Malaga » relate le poids émotionnel de l'attachement à un lieu, tissant nostalgie et hybridité culturelle dans une histoire qui reflète les liens invisibles unissant l'histoire personnelle et l'identité.

Pour sa part, Nabil Ayouch a exprimé sa fierté en évoquant la réussite de sa campagne. Cette dernière a également souligné le rôle essentiel joué par son mari dans la concrétisation du projet. « Ce film n’aurait pas pu être réalisé sans le soutien de Nabil, ses conseils, ses encouragements et sa confiance en ma vision ont été inestimables », a-t-elle précisé.
« Calle Malaga » met en scène Maria, une Espagnole de 79 ans installée seule à Tanger. Son quotidien bascule avec l’arrivée de sa fille Clara, venue de Madrid pour vendre l’appartement où Maria a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a façonnée, elle lutte pour conserver son foyer et préserver les souvenirs d’une vie entière.
Le long-métrage a déjà séduit à l’international. Il a ainsi remporté le Prix du public du meilleur long-métrage narratif au 48e Festival du film de Denver et a décroché le Prix du public dans la catégorie Spotlight de la 82e Mostra de Venise, organisée du 27 août au 6 septembre.
