Mondial 2026 : Le sourire de Regragui lance la nouvelle conquête
Le tirage au sort de la phase finale de la Coupe du Monde 2026 a livré son verdict, plaçant le Maroc dans une poule où se côtoient la légende, la pugnacité et l’inconnu. Opposés au Brésil, à l’Écosse et à Haïti, les Lions de l’Atlas héritent d’un groupe, globalement équilibré, qui prête à beaucoup d’espoir.

C’est une image qui restera sans doute gravée comme le véritable coup d’envoi de cette campagne américaine pour le Maroc. Au moment précis où la boule contenant le nom du Brésil a été ouverte, désignant la Seleção comme la tête de série du groupe des Lions, les caméras du monde entier se sont braquées sur Hoalid Regragui. Le sélectionneur national n’a pas grimacé. Il n’a pas montré de signe d’inquiétude. Au contraire, il a esquissé ce sourire expressif, qui est devenu sa marque de fabrique. Rachid Benmahmoud a même éclaté de rire.
L’attitude du sélectionneur national et de son adjoint en dit long sur la transformation mentale opérée au sein de l’équipe nationale depuis l’épopée du Qatar. Affronter le Brésil en Coupe du Monde ne suscite plus aucune peur, c’est perçue comme une opportunité. L’occasion de confirmer, sur la plus grande scène possible, la victoire de prestige acquise à Tanger et de prouver que le statut de demi-finaliste mondial n’était pas une anomalie statistique, mais l’avènement d’une nouvelle puissance footballistique.
Pour Regragui, commencer ou finir la phase de poules par un tel sommet est un nouveau challenge : cela place immédiatement les Lions de l’Atlas dans le vif du sujet, leur imposant une exigence maximale dès le premier jour de la compétition.
Cependant, si le sourire était de mise pour le Brésil, c’est un soulagement visible qui a accompagné l’annonce des deux autres adversaires. En héritant de l’Écosse et d’Haïti, le Maroc évite les véritables groupes de la mort où trois équipes de niveau équivalent luttent pour deux places. Ce tirage offre un équilibre presque parfait pour une équipe aux grandes ambitions.
L’Écosse représente l’archétype de l’adversaire européen "poil à gratter". C’est une équipe qui ne lâche rien, physique, capable de fermer le jeu et de miser sur les coups de pied arrêtés. C’est le genre de match piège par excellence, celui où la possession stérile peut être punie par un contre assassin en fin de rencontre. Mais pour un Maroc qui a appris à varier son jeu, capable désormais de faire le dos rond comme de dicter le tempo, l’obstacle écossais, bien que rugueux, reste largement surmontable. Il s'agira d'un test de maturité, une confrontation de styles où la technique marocaine devra prévaloir sur l'impact physique britannique.
Haïti, de son côté, arrive avec l'étiquette de l'outsider absolu, le petit poucet de la zone CONCACAF que beaucoup voudront prendre de haut. C'est précisément là que résidera le travail psychologique du staff technique. Si le Brésil est le match du grand défi et l'Écosse le combat tactique, la rencontre face aux Grenadiers d'Haïti sera le test de professionnalisme. Sur le papier, l'écart est immense. Mais l'histoire du football moderne, et particulièrement celle des Coupes du Monde élargies, regorge d'exemples où des nations supposées mineures ont fait déjouer les pronostics. Néanmoins, pour une équipe du standing du Maroc, cette rencontre doit être synonyme de trois points, voire d'une occasion de soigner la différence de buts, un facteur qui pourrait s'avérer décisif pour l'attribution de la première place du groupe.
Globalement, ce tirage valide la stratégie de progression constante de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Il ne s’agit pas d’une sinécure, car le Brésil reste l’étalon-or du football mondial malgré ses baisses de régimes momentanées, mais c’est un groupe qui reste ouvert à une montée en puissance dont sont capables les Lions de l’Atlas.
Contrairement à 2018 où le Maroc avait dû affronter l'Espagne et le Portugal, ou même 2022 avec la Croatie et la Belgique, ce groupe 2026 offre une lisibilité plus claire. La qualification est l'objectif minimal, non négociable. La première place, elle, se jouera probablement sur le choc frontal contre les Brésiliens.
Le soulagement de Regragui à la lecture complète du groupe trahit cette lucidité : il sait que ses hommes ont les moyens de sortir de cette poule sans avoir à sortir la calculatrice à la 90ème minute du troisième match.
En évitant les nations européennes de premier plan (France, Allemagne, Angleterre) et les épouvantails sud-américains du chapeau 2 (comme l'Uruguay), le Maroc a un boulevard pour valider son ticket pour les seizièmes de finale. L'enjeu sera surtout de gérer l'influx nerveux. Car avec ce statut de favori du groupe aux côtés du Brésil, l'attente du public marocain sera immense. On ne demandera plus seulement aux Lions de bien figurer ou de créer l'exploit, on exigera d'eux qu'ils assument leur rang.
Le sourire de Regragui était donc bien plus qu'une réaction épidermique ; c'était l'acceptation joyeuse de cette nouvelle perspective. Le Maroc ne va pas au Mondial 2026 pour participer, il y va pour gagner, et ce tirage est la première pierre posée sur l'édifice de cette ambition légitime.
L’attitude du sélectionneur national et de son adjoint en dit long sur la transformation mentale opérée au sein de l’équipe nationale depuis l’épopée du Qatar. Affronter le Brésil en Coupe du Monde ne suscite plus aucune peur, c’est perçue comme une opportunité. L’occasion de confirmer, sur la plus grande scène possible, la victoire de prestige acquise à Tanger et de prouver que le statut de demi-finaliste mondial n’était pas une anomalie statistique, mais l’avènement d’une nouvelle puissance footballistique.
Pour Regragui, commencer ou finir la phase de poules par un tel sommet est un nouveau challenge : cela place immédiatement les Lions de l’Atlas dans le vif du sujet, leur imposant une exigence maximale dès le premier jour de la compétition.
Cependant, si le sourire était de mise pour le Brésil, c’est un soulagement visible qui a accompagné l’annonce des deux autres adversaires. En héritant de l’Écosse et d’Haïti, le Maroc évite les véritables groupes de la mort où trois équipes de niveau équivalent luttent pour deux places. Ce tirage offre un équilibre presque parfait pour une équipe aux grandes ambitions.
L’Écosse représente l’archétype de l’adversaire européen "poil à gratter". C’est une équipe qui ne lâche rien, physique, capable de fermer le jeu et de miser sur les coups de pied arrêtés. C’est le genre de match piège par excellence, celui où la possession stérile peut être punie par un contre assassin en fin de rencontre. Mais pour un Maroc qui a appris à varier son jeu, capable désormais de faire le dos rond comme de dicter le tempo, l’obstacle écossais, bien que rugueux, reste largement surmontable. Il s'agira d'un test de maturité, une confrontation de styles où la technique marocaine devra prévaloir sur l'impact physique britannique.
Haïti, de son côté, arrive avec l'étiquette de l'outsider absolu, le petit poucet de la zone CONCACAF que beaucoup voudront prendre de haut. C'est précisément là que résidera le travail psychologique du staff technique. Si le Brésil est le match du grand défi et l'Écosse le combat tactique, la rencontre face aux Grenadiers d'Haïti sera le test de professionnalisme. Sur le papier, l'écart est immense. Mais l'histoire du football moderne, et particulièrement celle des Coupes du Monde élargies, regorge d'exemples où des nations supposées mineures ont fait déjouer les pronostics. Néanmoins, pour une équipe du standing du Maroc, cette rencontre doit être synonyme de trois points, voire d'une occasion de soigner la différence de buts, un facteur qui pourrait s'avérer décisif pour l'attribution de la première place du groupe.
Globalement, ce tirage valide la stratégie de progression constante de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Il ne s’agit pas d’une sinécure, car le Brésil reste l’étalon-or du football mondial malgré ses baisses de régimes momentanées, mais c’est un groupe qui reste ouvert à une montée en puissance dont sont capables les Lions de l’Atlas.
Contrairement à 2018 où le Maroc avait dû affronter l'Espagne et le Portugal, ou même 2022 avec la Croatie et la Belgique, ce groupe 2026 offre une lisibilité plus claire. La qualification est l'objectif minimal, non négociable. La première place, elle, se jouera probablement sur le choc frontal contre les Brésiliens.
Le soulagement de Regragui à la lecture complète du groupe trahit cette lucidité : il sait que ses hommes ont les moyens de sortir de cette poule sans avoir à sortir la calculatrice à la 90ème minute du troisième match.
En évitant les nations européennes de premier plan (France, Allemagne, Angleterre) et les épouvantails sud-américains du chapeau 2 (comme l'Uruguay), le Maroc a un boulevard pour valider son ticket pour les seizièmes de finale. L'enjeu sera surtout de gérer l'influx nerveux. Car avec ce statut de favori du groupe aux côtés du Brésil, l'attente du public marocain sera immense. On ne demandera plus seulement aux Lions de bien figurer ou de créer l'exploit, on exigera d'eux qu'ils assument leur rang.
Le sourire de Regragui était donc bien plus qu'une réaction épidermique ; c'était l'acceptation joyeuse de cette nouvelle perspective. Le Maroc ne va pas au Mondial 2026 pour participer, il y va pour gagner, et ce tirage est la première pierre posée sur l'édifice de cette ambition légitime.

