Croissance en recul : le Kenya face à la pression des prix de l’énergie
Le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé ses prévisions de croissance économique pour le Kenya en 2026, les faisant passer de 4,9 % à 4,5 %. Cette révision s’explique principalement par la montée de l’inflation et les incertitudes liées aux tensions géopolitiques mondiales.
Lilia Habboul
Nairobi, Kenya
Dans un récent communiqué, l’institution souligne que cette situation est en grande partie due à la hausse des prix des carburants ainsi qu’à l’augmentation des coûts des intrants agricoles.
Les tensions persistantes au Moyen-Orient continuent de perturber les chaînes d’approvisionnement mondiales en pétrole. Selon le FMI, ces perturbations ont déjà entraîné une augmentation des prix des carburants, notamment après un ajustement tarifaire effectué par l’autorité nationale de régulation du secteur énergétique.
Malgré les mesures mises en place par les autorités kényanes — dont une réduction de la TVA à 8 % et une subvention publique de 6 milliards de shillings pour les carburants — la pression sur les prix de l’énergie demeure forte, alimentant ainsi les tensions inflationnistes.
De son côté, la banque centrale du pays anticipe une inflation pouvant atteindre 6,2 % d’ici juillet, si les tensions se maintiennent. Celle-ci devrait ensuite ralentir progressivement pour se situer autour de 5,7 % d’ici mars 2027, selon son gouverneur, Kamau Thugge.
Enfin, le FMI a réaffirmé son engagement à soutenir la stabilité macroéconomique du Kenya, évoquant la possibilité d’un appui financier dans un contexte international marqué par des incertitudes croissantes.

