Pierre Nguimkeu : « La ZLECAf doit faciliter la circulation des Africains autant que celle des marchandises »
Pour Pierre Nguimkeu, directeur de l’Initiative pour la croissance de l’Afrique à la Brookings Institution, la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) représente bien plus qu’un accord commercial. En marge de l’Africa Economic Symposium, il appelle à accélérer l’intégration économique du continent en levant aussi les barrières à la mobilité des personnes.
Mounia Kabiri Kettani
Pierre Nguimkeu, directeur de l’Initiative pour la croissance de l’Afrique au sein du programme Économie mondiale et développement de la Brookings Institution.
La Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) constitue aujourd’hui l’un des principaux leviers de transformation économique du continent. Mais pour qu’elle produise pleinement ses effets, l’intégration ne peut pas se limiter aux échanges commerciaux. C’est le message porté par Pierre Nguimkeu, directeur de l’Initiative pour la croissance de l’Afrique au sein du programme Économie mondiale et développement de la Brookings Institution, en marge de la quatrième édition de l’Africa Economic Symposium.
Pour l’économiste, la ZLECAf ouvre des perspectives majeures sur plusieurs fronts. « C’est un marché unique qui rassemble de nombreux pays africains et qui représente une opportunité considérable », souligne-t-il. Au-delà de la suppression des barrières commerciales, il voit dans cette initiative un puissant catalyseur pour le développement des chaînes de valeur régionales, la modernisation de l’architecture financière africaine et le déploiement de nouveaux corridors économiques.
Mais Pierre Nguimkeu estime que le chantier reste incomplet. Selon lui, les politiques actuelles privilégient encore essentiellement la circulation des biens et des services, alors que la mobilité des personnes demeure un frein à l’intégration. « Il faut faciliter la circulation des Africains afin que l’immigration intra-africaine ne soit plus un problème majeur », plaide-t-il.
Le chercheur met également en avant le rôle stratégique du Maroc dans cette dynamique continentale. Grâce à ses ressources, notamment le phosphate, mais aussi à ses infrastructures logistiques et de transport, le Royaume dispose, selon lui, d’atouts déterminants pour accompagner le développement de l’agro-industrie africaine. « Le phosphate est essentiel pour l’agriculture, et l’agro-industrie constitue précisément l’un des secteurs que la ZLECAf doit contribuer à développer », explique-t-il.
Au-delà des infrastructures, Pierre Nguimkeu insiste sur la nécessité d’un dialogue politique plus soutenu entre les pays africains. Face à un continent marqué par des réalités économiques très diverses, il estime indispensable que les décideurs multiplient les espaces d’échanges afin d’harmoniser leurs politiques publiques et de partager les expériences réussies. « Même si l’Afrique est extrêmement hétérogène, il est important que les Africains se parlent, se comprennent et apprennent les uns des autres », affirme-t-il. Pour lui, des initiatives comme l’Africa Economic Symposium jouent un rôle essentiel en favorisant la circulation des idées, la diffusion des bonnes pratiques et l’émergence d’une vision commune du développement africain.
Pour l’économiste, la ZLECAf ouvre des perspectives majeures sur plusieurs fronts. « C’est un marché unique qui rassemble de nombreux pays africains et qui représente une opportunité considérable », souligne-t-il. Au-delà de la suppression des barrières commerciales, il voit dans cette initiative un puissant catalyseur pour le développement des chaînes de valeur régionales, la modernisation de l’architecture financière africaine et le déploiement de nouveaux corridors économiques.
Mais Pierre Nguimkeu estime que le chantier reste incomplet. Selon lui, les politiques actuelles privilégient encore essentiellement la circulation des biens et des services, alors que la mobilité des personnes demeure un frein à l’intégration. « Il faut faciliter la circulation des Africains afin que l’immigration intra-africaine ne soit plus un problème majeur », plaide-t-il.
Le chercheur met également en avant le rôle stratégique du Maroc dans cette dynamique continentale. Grâce à ses ressources, notamment le phosphate, mais aussi à ses infrastructures logistiques et de transport, le Royaume dispose, selon lui, d’atouts déterminants pour accompagner le développement de l’agro-industrie africaine. « Le phosphate est essentiel pour l’agriculture, et l’agro-industrie constitue précisément l’un des secteurs que la ZLECAf doit contribuer à développer », explique-t-il.
Au-delà des infrastructures, Pierre Nguimkeu insiste sur la nécessité d’un dialogue politique plus soutenu entre les pays africains. Face à un continent marqué par des réalités économiques très diverses, il estime indispensable que les décideurs multiplient les espaces d’échanges afin d’harmoniser leurs politiques publiques et de partager les expériences réussies. « Même si l’Afrique est extrêmement hétérogène, il est important que les Africains se parlent, se comprennent et apprennent les uns des autres », affirme-t-il. Pour lui, des initiatives comme l’Africa Economic Symposium jouent un rôle essentiel en favorisant la circulation des idées, la diffusion des bonnes pratiques et l’émergence d’une vision commune du développement africain.
