Theatre
« DBAB » : une vérité, quatre récits et le doute au cœur de la scène
Et si la vérité dépendait de celui qui raconte l’histoire ? Avec « DBAB », la compagnie HipArt Théâtre transforme un meurtre ancien en une plongée troublante dans les mécanismes de la mémoire, de la culpabilité et du soupçon. La pièce sera présentée le 1er septembre à Rabat, dans une mise en scène de Meryem Zaïmi.
Kawtar Firdaous
Mise en scène Meryem Zaïmi, DBAB est une création théâtrale contemporaine qui explore les zones troubles de la mémoire, de la culpabilité et de l’accusation.
Avec le soutien du Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, Département de la Culture, et en collaboration avec le Théâtre National Mohammed V, la compagnie HipArt Théâtre présente « DBAB », une création théâtrale contemporaine qui questionne notre rapport à la vérité et à la mémoire.
Signée par Meryem Zaïmi pour la dramaturgie et la mise en scène, sur un texte d’Ayoub Abounnasr, la pièce réunit quatre personnages autour d’un même événement : un meurtre ancien. Un père, sa fille enceinte, le mari de celle ci et le frère de ce dernier livrent chacun leur version des faits.
Mais à mesure que les récits se succèdent, les certitudes s’effondrent. Les versions se contredisent, les soupçons se déplacent et les rôles se renversent. La victime peut devenir suspecte, le coupable présumé peut apparaître comme une victime et chacun se retrouve confronté au regard des autres.
Une mémoire qui réécrit le réel
La force dramaturgique de « DBAB » repose sur la répétition et la variation. Le même événement est raconté plusieurs fois, mais jamais de manière identique. Chaque nouveau récit introduit un autre point de vue et modifie la perception des personnages et des faits.
La mémoire apparaît alors comme un territoire instable, façonné par les émotions et les blessures. La peur, la culpabilité, la colère et le désir de vengeance peuvent modifier le souvenir jusqu’à brouiller la frontière entre ce qui a réellement eu lieu et ce que chacun choisit de retenir.
La pièce ne cherche pas à imposer une vérité définitive. Elle invite plutôt le public à s’interroger sur la manière dont les récits se construisent et sur la facilité avec laquelle une interprétation peut devenir une certitude.
Quand le spectateur devient juge
Sur scène, le corps, l’image, la lumière, le son et la scénographie participent pleinement à cette expérience de déstabilisation. Chaque élément contribue à déplacer les perspectives et à maintenir le spectateur dans une position d’incertitude.
« DBAB » ne se présente donc pas comme une simple intrigue policière. Derrière l’histoire d’un meurtre, la pièce explore une question plus universelle : pourquoi avons nous besoin de croire à une version des faits ?
En confrontant le public à plusieurs récits contradictoires, le spectacle l’oblige à examiner ses propres jugements. Ce que l’on voit est il nécessairement vrai ? Ce que l’on croit avoir compris correspond il réellement à la réalité ?
Une création portée par une équipe artistique marocaine
La mise en scène et la dramaturgie sont signées Meryem Zaïmi, sur un texte d’Ayoub Abounnasr, également assistant à la mise en scène. La distribution réunit Ayoub Abounnasr, Meryem Zaïmi, Adil Abatourab et Achraf Mssyah.
La composition musicale est assurée par Ayoub Lahnoud, tandis que la conception lumière est confiée à Abderrazak Aït Baha et la scénographie à Abdelhay Serghrouchni. Les costumes sont conçus par Asmaa Hamouch.
La réalisation du décor est assurée par Tarek Karkouhi et Badr El Abbassi, avec Fatima Hamoucha à la réalisation des costumes. La technique son est confiée à Mouad Bayari.
La direction générale est assurée par Ilham Badri. Taïeb Jaafari prend en charge la coordination et la documentation, tandis que Basma El Alj assure l’administration et la communication. La production est portée par Othmane Labyad et Kawtar Bensjay.
Une représentation à Rabat
« DBAB » sera présentée mardi 1er septembre 2026 à 18h00 à la salle Bahnini de Rabat.
Avec cette création, HipArt Théâtre fait du doute un véritable moteur dramaturgique et propose une réflexion sur la mémoire, la culpabilité et la construction de la vérité. Une invitation à regarder autrement les faits, les récits et les certitudes qui façonnent notre perception du réel.
Signée par Meryem Zaïmi pour la dramaturgie et la mise en scène, sur un texte d’Ayoub Abounnasr, la pièce réunit quatre personnages autour d’un même événement : un meurtre ancien. Un père, sa fille enceinte, le mari de celle ci et le frère de ce dernier livrent chacun leur version des faits.
Mais à mesure que les récits se succèdent, les certitudes s’effondrent. Les versions se contredisent, les soupçons se déplacent et les rôles se renversent. La victime peut devenir suspecte, le coupable présumé peut apparaître comme une victime et chacun se retrouve confronté au regard des autres.
Une mémoire qui réécrit le réel
La force dramaturgique de « DBAB » repose sur la répétition et la variation. Le même événement est raconté plusieurs fois, mais jamais de manière identique. Chaque nouveau récit introduit un autre point de vue et modifie la perception des personnages et des faits.
La mémoire apparaît alors comme un territoire instable, façonné par les émotions et les blessures. La peur, la culpabilité, la colère et le désir de vengeance peuvent modifier le souvenir jusqu’à brouiller la frontière entre ce qui a réellement eu lieu et ce que chacun choisit de retenir.
La pièce ne cherche pas à imposer une vérité définitive. Elle invite plutôt le public à s’interroger sur la manière dont les récits se construisent et sur la facilité avec laquelle une interprétation peut devenir une certitude.
Quand le spectateur devient juge
Sur scène, le corps, l’image, la lumière, le son et la scénographie participent pleinement à cette expérience de déstabilisation. Chaque élément contribue à déplacer les perspectives et à maintenir le spectateur dans une position d’incertitude.
« DBAB » ne se présente donc pas comme une simple intrigue policière. Derrière l’histoire d’un meurtre, la pièce explore une question plus universelle : pourquoi avons nous besoin de croire à une version des faits ?
En confrontant le public à plusieurs récits contradictoires, le spectacle l’oblige à examiner ses propres jugements. Ce que l’on voit est il nécessairement vrai ? Ce que l’on croit avoir compris correspond il réellement à la réalité ?
Une création portée par une équipe artistique marocaine
La mise en scène et la dramaturgie sont signées Meryem Zaïmi, sur un texte d’Ayoub Abounnasr, également assistant à la mise en scène. La distribution réunit Ayoub Abounnasr, Meryem Zaïmi, Adil Abatourab et Achraf Mssyah.
La composition musicale est assurée par Ayoub Lahnoud, tandis que la conception lumière est confiée à Abderrazak Aït Baha et la scénographie à Abdelhay Serghrouchni. Les costumes sont conçus par Asmaa Hamouch.
La réalisation du décor est assurée par Tarek Karkouhi et Badr El Abbassi, avec Fatima Hamoucha à la réalisation des costumes. La technique son est confiée à Mouad Bayari.
La direction générale est assurée par Ilham Badri. Taïeb Jaafari prend en charge la coordination et la documentation, tandis que Basma El Alj assure l’administration et la communication. La production est portée par Othmane Labyad et Kawtar Bensjay.
Une représentation à Rabat
« DBAB » sera présentée mardi 1er septembre 2026 à 18h00 à la salle Bahnini de Rabat.
Avec cette création, HipArt Théâtre fait du doute un véritable moteur dramaturgique et propose une réflexion sur la mémoire, la culpabilité et la construction de la vérité. Une invitation à regarder autrement les faits, les récits et les certitudes qui façonnent notre perception du réel.
