Législatives 2026. Le RNI mise sur le pouvoir d’achat et les jeunes
Pouvoir d’achat, chômage des jeunes et santé figurent parmi les principaux enjeux des législatives 2026. Dans cet entretien, Salma Benaziz, porte-parole du RNI, détaille les réponses proposées par son parti, avec notamment un SMIG porté à 5 000 dirhams, de nouvelles mesures pour les jeunes et un renforcement des infrastructures et des ressources humaines dans la santé.
Mounia Kabiri Kettani
Salma Benaziz, porte-parole du Rassemblement national des indépendants (RNI).
L'Observateur du Maroc et d'Afrique: Madame Salma Benaziz, vous êtes la porte-parole du Rassemblement national des indépendants. Pour commencer, que proposez-vous aujourd’hui concrètement pour améliorer le pouvoir d’achat des Marocains ?
Salma Benaziz : Dans ce programme, nous proposons trois engagements bien précis, avec douze mesures concrètes et réalistes. Le premier engagement concerne justement la protection durable du pouvoir d’achat de nos concitoyens, à travers plusieurs mesures. Aujourd’hui, nous comptons plus de 12 millions de Marocains qui touchent des aides directes allant de 500 à 1 350 dirhams. L’objectif, dans le cadre de ce programme, est de préserver l’existant, mais également d’aligner ces aides avec les taux d’inflation, pour que l’essence même de cette aide ne perde pas sa vraie valeur.
Il y a également plusieurs mesures liées à l’augmentation du SMIG, du SMAG et des salaires.
Je pense que le gouvernement a joué un rôle crucial lors du dialogue social que nous avons vécu durant ce dernier mandat, entre 2021 et 2026. Si les Marocains font confiance encore une fois au RNI, nous continuerons dans cette même perspective, basée sur le dialogue, pour amener le SMIG, qui est aujourd’hui de 3 422 dirhams, à 5 000 dirhams, également dans le cadre d’une approche participative avec les différents syndicats, la CGEM, etc.
D’autres mesures liées à la protection du pouvoir d’achat des consommateurs concernent également l’éducation. Aujourd’hui, plusieurs Marocains et Marocaines scolarisent leurs enfants dans des écoles privées. Dans ce sens, nous proposons un crédit d’impôt pouvant atteindre 5 000 dirhams pour chaque enfant.
L’idée est de laisser aux Marocains et aux Marocaines le choix entre le privé et le public. Je dois préciser que cette mesure entrerait en vigueur, à partir de 2028. Le choix de cette date n’est pas arbitraire. C’est en fait le même calendrier que celui de l’achèvement de la généralisation des écoles pionnières au niveau du primaire. À ce moment-là, une fois l’école pionnière généralisée au niveau du primaire, nous donnerons le choix aux Marocains et aux Marocaines entre le privé et le public.
Il y a également d’autres mesures liées à l’amélioration des retraites. Ce sont donc des mesures essentielles, mais aussi des mesures liées à l’encouragement de l’épargne, avec une aide ou une participation de 25 % de l’État.
Il y a aussi la problématique du chômage, notamment chez les jeunes. Quelles mesures concrètes proposez-vous pour y faire face ?
Pour les « jeunes », notre grand souci, en tant que RNI, ne concerne pas uniquement l’éducation.
Notre préoccupation aujourd’hui, c’est qu’une partie de la jeunesse est à l’extérieur de l’école, ne poursuit pas de formation et ne travaille pas. Je pense que c’est un grand problème et que c’est aujourd’hui notre challenge, non seulement en tant que politiciens et en tant que RNI, mais également pour l’ensemble des responsables politiques.
Je pense qu’on doit fournir davantage d’efforts pour écouter les jeunes, connaître leurs vrais problèmes et comprendre les véritables enjeux auxquels fait face aujourd’hui la jeunesse marocaine. Ce que nous proposons, dans le cadre de notre programme, ce sont ce qu’on appelle les « parcours ». Cela veut dire que le parcours éducation est pris en considération, notamment avec les écoles de la deuxième chance.
Le parcours formation est également pris en considération à travers les différents dispositifs de formation continue.
Le parcours entrepreneuriat est aussi pris en charge avec les différentes mesures d’accompagnement que nous proposons, notamment avec des crédits sans garantie et sans intérêt.
En matière d’emploi, il s’agit justement de renforcer les parcours de formation continue. C’est bien de suivre des études et d’avoir un diplôme à la fin du parcours pour être recruté. Mais ce qui est essentiel, et c’est je pense la variable sur laquelle nous insistons le plus, c’est la notion de parcours.
L’éducation a sa place. Le parcours emploi a également sa place, à travers des mesures concrètes de formation continue et d’accompagnement.
Et lorsque je parle d’accompagnement, il ne s’agit pas d’un accompagnement basé uniquement sur des orientations en fonction du diplôme ou de la formation. Il doit également tenir compte des enjeux et des challenges de cette jeunesse. Je pense qu’il est essentiel de raisonner en termes de parcours, parce qu’il n’est pas juste d’imposer un parcours figé à une jeunesse qui veut avoir un emploi, créer son entreprise ou carrément reprendre le chemin de l’école.
Et quelle est la place du secteur de la santé dans votre projet ?
La santé occupe déjà une place importante dans notre projet, notamment au regard de ce qui a été réalisé jusqu’à présent. Nous nous sommes engagés sur plusieurs mesures dans ce secteur, notamment la réhabilitation des dispensaires. Les 1 400 projets ont été achevés et un deuxième projet a déjà été lancé. Nous avons également prévu 1 600 dispensaires, des CHU dans chaque région ainsi que le renforcement des facultés de médecine.
L’une des mesures essentielles à nos yeux concerne l’augmentation de la densité des professionnels de santé. Nous étions à 17 en 2021, nous sommes aujourd’hui à 30 et notre ambition est d’atteindre 45 professionnels de santé pour 10 000 habitants. Cela nous permettra de nous rapprocher de la norme de l’OMS.
D’autres mesures importantes concernent également la gouvernance, notamment avec la généralisation des GST. Je pense que nous achèverons ce projet l’année prochaine.
Les CHU constituent également un chantier majeur, que nous ambitionnons d’achever en 2028.
La santé n’est donc pas une nouveauté pour le RNI. C’est une priorité que nous avons placée au cœur de notre action depuis 2021, voire même avant, à travers les différentes caravanes et campagnes d’écoute que nous avons menées.
Salma Benaziz : Dans ce programme, nous proposons trois engagements bien précis, avec douze mesures concrètes et réalistes. Le premier engagement concerne justement la protection durable du pouvoir d’achat de nos concitoyens, à travers plusieurs mesures. Aujourd’hui, nous comptons plus de 12 millions de Marocains qui touchent des aides directes allant de 500 à 1 350 dirhams. L’objectif, dans le cadre de ce programme, est de préserver l’existant, mais également d’aligner ces aides avec les taux d’inflation, pour que l’essence même de cette aide ne perde pas sa vraie valeur.
Il y a également plusieurs mesures liées à l’augmentation du SMIG, du SMAG et des salaires.
Je pense que le gouvernement a joué un rôle crucial lors du dialogue social que nous avons vécu durant ce dernier mandat, entre 2021 et 2026. Si les Marocains font confiance encore une fois au RNI, nous continuerons dans cette même perspective, basée sur le dialogue, pour amener le SMIG, qui est aujourd’hui de 3 422 dirhams, à 5 000 dirhams, également dans le cadre d’une approche participative avec les différents syndicats, la CGEM, etc.
D’autres mesures liées à la protection du pouvoir d’achat des consommateurs concernent également l’éducation. Aujourd’hui, plusieurs Marocains et Marocaines scolarisent leurs enfants dans des écoles privées. Dans ce sens, nous proposons un crédit d’impôt pouvant atteindre 5 000 dirhams pour chaque enfant.
L’idée est de laisser aux Marocains et aux Marocaines le choix entre le privé et le public. Je dois préciser que cette mesure entrerait en vigueur, à partir de 2028. Le choix de cette date n’est pas arbitraire. C’est en fait le même calendrier que celui de l’achèvement de la généralisation des écoles pionnières au niveau du primaire. À ce moment-là, une fois l’école pionnière généralisée au niveau du primaire, nous donnerons le choix aux Marocains et aux Marocaines entre le privé et le public.
Il y a également d’autres mesures liées à l’amélioration des retraites. Ce sont donc des mesures essentielles, mais aussi des mesures liées à l’encouragement de l’épargne, avec une aide ou une participation de 25 % de l’État.
Il y a aussi la problématique du chômage, notamment chez les jeunes. Quelles mesures concrètes proposez-vous pour y faire face ?
Pour les « jeunes », notre grand souci, en tant que RNI, ne concerne pas uniquement l’éducation.
Notre préoccupation aujourd’hui, c’est qu’une partie de la jeunesse est à l’extérieur de l’école, ne poursuit pas de formation et ne travaille pas. Je pense que c’est un grand problème et que c’est aujourd’hui notre challenge, non seulement en tant que politiciens et en tant que RNI, mais également pour l’ensemble des responsables politiques.
Je pense qu’on doit fournir davantage d’efforts pour écouter les jeunes, connaître leurs vrais problèmes et comprendre les véritables enjeux auxquels fait face aujourd’hui la jeunesse marocaine. Ce que nous proposons, dans le cadre de notre programme, ce sont ce qu’on appelle les « parcours ». Cela veut dire que le parcours éducation est pris en considération, notamment avec les écoles de la deuxième chance.
Le parcours formation est également pris en considération à travers les différents dispositifs de formation continue.
Le parcours entrepreneuriat est aussi pris en charge avec les différentes mesures d’accompagnement que nous proposons, notamment avec des crédits sans garantie et sans intérêt.
En matière d’emploi, il s’agit justement de renforcer les parcours de formation continue. C’est bien de suivre des études et d’avoir un diplôme à la fin du parcours pour être recruté. Mais ce qui est essentiel, et c’est je pense la variable sur laquelle nous insistons le plus, c’est la notion de parcours.
L’éducation a sa place. Le parcours emploi a également sa place, à travers des mesures concrètes de formation continue et d’accompagnement.
Et lorsque je parle d’accompagnement, il ne s’agit pas d’un accompagnement basé uniquement sur des orientations en fonction du diplôme ou de la formation. Il doit également tenir compte des enjeux et des challenges de cette jeunesse. Je pense qu’il est essentiel de raisonner en termes de parcours, parce qu’il n’est pas juste d’imposer un parcours figé à une jeunesse qui veut avoir un emploi, créer son entreprise ou carrément reprendre le chemin de l’école.
Et quelle est la place du secteur de la santé dans votre projet ?
La santé occupe déjà une place importante dans notre projet, notamment au regard de ce qui a été réalisé jusqu’à présent. Nous nous sommes engagés sur plusieurs mesures dans ce secteur, notamment la réhabilitation des dispensaires. Les 1 400 projets ont été achevés et un deuxième projet a déjà été lancé. Nous avons également prévu 1 600 dispensaires, des CHU dans chaque région ainsi que le renforcement des facultés de médecine.
L’une des mesures essentielles à nos yeux concerne l’augmentation de la densité des professionnels de santé. Nous étions à 17 en 2021, nous sommes aujourd’hui à 30 et notre ambition est d’atteindre 45 professionnels de santé pour 10 000 habitants. Cela nous permettra de nous rapprocher de la norme de l’OMS.
D’autres mesures importantes concernent également la gouvernance, notamment avec la généralisation des GST. Je pense que nous achèverons ce projet l’année prochaine.
Les CHU constituent également un chantier majeur, que nous ambitionnons d’achever en 2028.
La santé n’est donc pas une nouveauté pour le RNI. C’est une priorité que nous avons placée au cœur de notre action depuis 2021, voire même avant, à travers les différentes caravanes et campagnes d’écoute que nous avons menées.
