LE CHOIX DE LA MODERNITÉ

Dans les grandes démocraties, il n’est pas inhabituel qu’un journal de référence prenne position à l’approche d’une échéance électorale majeure. Le New York Times le fait ouvertement, depuis longtemps, par la voix de son comité éditorial. Le Monde, dans une tradition différente, assume dans ses éditoriaux des choix de valeurs, des orientations et une certaine conception de l’intérêt général.
Ces prises de position ne se confondent pas avec le travail d’information des journalistes. Elles relèvent de la responsabilité de l’éditeur ou du comité éditorial, tandis que la rédaction demeure libre dans ses analyses, ses enquêtes et son traitement de l’actualité.
Nous pensons que le Maroc a atteint une maturité politique et institutionnelle qui permet désormais d’envisager une pratique comparable, adaptée à son histoire et à sa culture démocratique. Il ne s’agit ni de dicter leur choix aux électeurs ni de délivrer un blanc-seing à une formation politique, mais d’assumer une conviction et de contribuer, avec clarté et responsabilité, au débat national.
Avant de nous tourner vers l’avenir, il faut reconnaître le chemin parcouru.
Dans un environnement international marqué par les crises, la recomposition des alliances et une compétition économique toujours plus intense, le Maroc a accompli des avancées que l’on peut, sans emphase excessive, qualifier d’exceptionnelles.
Le Royaume a consolidé ses grands choix stratégiques. Il a modernisé ses infrastructures, renforcé son attractivité économique et fait émerger de nouveaux secteurs industriels. Il a approfondi son ancrage africain par l’investissement et une conception du partenariat fondée sur la durée, la confiance et le respect des souverainetés.
Il a parallèlement renforcé ses alliances européennes et atlantiques, tout en assumant une position historique et singulière au Moyen-Orient et auprès des pays du Golfe. Cette capacité à appartenir simultanément à plusieurs espaces — africain, arabe, méditerranéen et atlantique — constitue l’un des principaux atouts stratégiques du Maroc.
Les institutions régaliennes se sont également modernisées. L’institution sécuritaire, en particulier, ne se limite plus à sa mission première de protection des citoyens. Par son professionnalisme, son expertise et la qualité de ses coopérations, elle est devenue un instrument de confiance, de diplomatie et de rayonnement international.
Cette transformation procède d’une vision royale constante, capable de penser le temps long, de préserver les intérêts fondamentaux de la Nation et de maintenir un cap au milieu des bouleversements du monde.
Le prochain chapitre devra être celui de la transmission : transmission de l’ambition royale vers l’action gouvernementale, des grands projets vers les territoires et de la puissance nationale vers l’épanouissement individuel.
Le Maroc a besoin d’un exécutif élu capable de porter l’ambition d’un Roi et d’un peuple. Un gouvernement qui ne se contente pas d’administrer les acquis, mais qui sache les approfondir et les transformer en progrès social.
Les grandes infrastructures doivent devenir des instruments d’égalité territoriale. L’investissement doit créer davantage d’emplois qualifiés. La modernisation économique doit ouvrir des perspectives à la jeunesse. La protection sociale doit préserver la dignité sans étouffer l’initiative. L’école et la santé doivent redevenir les fondements de la confiance nationale.
Les libertés individuelles peuvent être un moteur de créativité et d’innovation. L’égalité libère les talents et favorise la productivité. La justice sociale, loin de s’opposer à l’efficacité économique, en constitue l’une des conditions durables.
Le choix d’une nouvelle étape
Depuis l’adoption de la Constitution de 2011, le Maroc a connu plusieurs expériences gouvernementales dont il convient d’apprécier les apports comme les limites.
Le Parti de la justice et du développement a dirigé le gouvernement de 2011 à 2021. Il a représenté une sensibilité d’une partie de la société marocaine. Mais son référentiel islamiste et sa conception de la société demeurent éloignés de la vision moderniste, ouverte et progressiste que notre groupe entend défendre.
Le Rassemblement national des indépendants a ensuite porté un projet davantage tourné vers l’économie, l’entreprise, l’investissement et l’efficacité de l’action publique. Son expérience a accompagné des réformes importantes, notamment dans le domaine de la protection sociale, et confirmé la place centrale de l’initiative économique dans la transformation du pays.
Nous croyons que la prochaine étape doit être portée par une force politique capable de réconcilier progrès économique, justice sociale et modernité sociétale.
Une force qui combatte l’obscurantisme par l’éducation, la culture, la connaissance et l’émancipation. Une force qui place la jeunesse au centre de son projet, non comme une catégorie à assister, mais comme l’acteur principal du Maroc qui vient. Une force qui considère les femmes comme des dirigeantes, des entrepreneures, des créatrices et des décideuses à part entière.
Une force, enfin, capable de former une coalition moderniste et progressiste, de dépasser les intérêts particuliers et de porter une véritable ambition nationale.
Dans le paysage politique actuel, le Parti authenticité et modernité nous paraît le mieux placé pour incarner cette orientation.
Cette préférence repose sur son identité originelle : la défense de la modernité, la valorisation de la diversité marocaine, le refus du repli idéologique, l’attention portée aux questions sociales et sociétales et la volonté de construire une alternative au conservatisme politique.
Il lui appartient désormais de traduire cette identité en un projet crédible, de rassembler au-delà de ses structures, d’attirer les compétences et de redonner confiance à celles et ceux qui ne se reconnaissent plus dans les formes traditionnelles de l’engagement politique.
Le Maroc pourrait aussi adresser un signal puissant à sa jeunesse et au monde en permettant, pour la première fois, à une femme de prendre la tête du gouvernement. Loin d’un simple symbole, cette évolution consacrerait la place qu’occupent déjà les femmes dans l’économie, l’administration, la diplomatie, la culture et la vie nationale.
Pour toutes ces raisons, notre groupe exprime sa préférence pour un projet moderniste et progressiste porté par le Parti authenticité et modernité.
Cette position n’est ni une consigne de vote ni une allégeance partisane, mais le soutien exigeant à une orientation : celle d’un Maroc qui transforme sa puissance en progrès partagé, fait de la modernité une réalité vécue et donne à sa jeunesse la confiance nécessaire pour construire l’avenir.
Ces prises de position ne se confondent pas avec le travail d’information des journalistes. Elles relèvent de la responsabilité de l’éditeur ou du comité éditorial, tandis que la rédaction demeure libre dans ses analyses, ses enquêtes et son traitement de l’actualité.
Nous pensons que le Maroc a atteint une maturité politique et institutionnelle qui permet désormais d’envisager une pratique comparable, adaptée à son histoire et à sa culture démocratique. Il ne s’agit ni de dicter leur choix aux électeurs ni de délivrer un blanc-seing à une formation politique, mais d’assumer une conviction et de contribuer, avec clarté et responsabilité, au débat national.
Avant de nous tourner vers l’avenir, il faut reconnaître le chemin parcouru.
Dans un environnement international marqué par les crises, la recomposition des alliances et une compétition économique toujours plus intense, le Maroc a accompli des avancées que l’on peut, sans emphase excessive, qualifier d’exceptionnelles.
Le Royaume a consolidé ses grands choix stratégiques. Il a modernisé ses infrastructures, renforcé son attractivité économique et fait émerger de nouveaux secteurs industriels. Il a approfondi son ancrage africain par l’investissement et une conception du partenariat fondée sur la durée, la confiance et le respect des souverainetés.
Il a parallèlement renforcé ses alliances européennes et atlantiques, tout en assumant une position historique et singulière au Moyen-Orient et auprès des pays du Golfe. Cette capacité à appartenir simultanément à plusieurs espaces — africain, arabe, méditerranéen et atlantique — constitue l’un des principaux atouts stratégiques du Maroc.
Les institutions régaliennes se sont également modernisées. L’institution sécuritaire, en particulier, ne se limite plus à sa mission première de protection des citoyens. Par son professionnalisme, son expertise et la qualité de ses coopérations, elle est devenue un instrument de confiance, de diplomatie et de rayonnement international.
Cette transformation procède d’une vision royale constante, capable de penser le temps long, de préserver les intérêts fondamentaux de la Nation et de maintenir un cap au milieu des bouleversements du monde.
Le prochain chapitre devra être celui de la transmission : transmission de l’ambition royale vers l’action gouvernementale, des grands projets vers les territoires et de la puissance nationale vers l’épanouissement individuel.
Le Maroc a besoin d’un exécutif élu capable de porter l’ambition d’un Roi et d’un peuple. Un gouvernement qui ne se contente pas d’administrer les acquis, mais qui sache les approfondir et les transformer en progrès social.
Les grandes infrastructures doivent devenir des instruments d’égalité territoriale. L’investissement doit créer davantage d’emplois qualifiés. La modernisation économique doit ouvrir des perspectives à la jeunesse. La protection sociale doit préserver la dignité sans étouffer l’initiative. L’école et la santé doivent redevenir les fondements de la confiance nationale.
Les libertés individuelles peuvent être un moteur de créativité et d’innovation. L’égalité libère les talents et favorise la productivité. La justice sociale, loin de s’opposer à l’efficacité économique, en constitue l’une des conditions durables.
Le choix d’une nouvelle étape
Depuis l’adoption de la Constitution de 2011, le Maroc a connu plusieurs expériences gouvernementales dont il convient d’apprécier les apports comme les limites.
Le Parti de la justice et du développement a dirigé le gouvernement de 2011 à 2021. Il a représenté une sensibilité d’une partie de la société marocaine. Mais son référentiel islamiste et sa conception de la société demeurent éloignés de la vision moderniste, ouverte et progressiste que notre groupe entend défendre.
Le Rassemblement national des indépendants a ensuite porté un projet davantage tourné vers l’économie, l’entreprise, l’investissement et l’efficacité de l’action publique. Son expérience a accompagné des réformes importantes, notamment dans le domaine de la protection sociale, et confirmé la place centrale de l’initiative économique dans la transformation du pays.
Nous croyons que la prochaine étape doit être portée par une force politique capable de réconcilier progrès économique, justice sociale et modernité sociétale.
Une force qui combatte l’obscurantisme par l’éducation, la culture, la connaissance et l’émancipation. Une force qui place la jeunesse au centre de son projet, non comme une catégorie à assister, mais comme l’acteur principal du Maroc qui vient. Une force qui considère les femmes comme des dirigeantes, des entrepreneures, des créatrices et des décideuses à part entière.
Une force, enfin, capable de former une coalition moderniste et progressiste, de dépasser les intérêts particuliers et de porter une véritable ambition nationale.
Dans le paysage politique actuel, le Parti authenticité et modernité nous paraît le mieux placé pour incarner cette orientation.
Cette préférence repose sur son identité originelle : la défense de la modernité, la valorisation de la diversité marocaine, le refus du repli idéologique, l’attention portée aux questions sociales et sociétales et la volonté de construire une alternative au conservatisme politique.
Il lui appartient désormais de traduire cette identité en un projet crédible, de rassembler au-delà de ses structures, d’attirer les compétences et de redonner confiance à celles et ceux qui ne se reconnaissent plus dans les formes traditionnelles de l’engagement politique.
Le Maroc pourrait aussi adresser un signal puissant à sa jeunesse et au monde en permettant, pour la première fois, à une femme de prendre la tête du gouvernement. Loin d’un simple symbole, cette évolution consacrerait la place qu’occupent déjà les femmes dans l’économie, l’administration, la diplomatie, la culture et la vie nationale.
Pour toutes ces raisons, notre groupe exprime sa préférence pour un projet moderniste et progressiste porté par le Parti authenticité et modernité.
Cette position n’est ni une consigne de vote ni une allégeance partisane, mais le soutien exigeant à une orientation : celle d’un Maroc qui transforme sa puissance en progrès partagé, fait de la modernité une réalité vécue et donne à sa jeunesse la confiance nécessaire pour construire l’avenir.
