Législatives 2026. Le collectif associatif pour l’observation des élections livre ses premières observations
À l’approche des législatives du 23 septembre, le Collectif Associatif pour l’Observation des Élections (CAOE) présente ses premières observations sur le déroulement du processus électoral. Avec plus de 1.327 observateurs formés à travers les 12 régions, le collectif entend suivre les différentes étapes du scrutin, du déroulement de la campagne jusqu’au vote et au dépouillement.
Mounia Kabiri Kettani
Le CAOE livre ses premières observations sur les législatives de 2026, avec un dispositif de plus de 1.300 observateurs déployés à travers les 12 régions du Royaume.
À l’approche du scrutin législatif du 23 septembre, le CAOE met en avant plusieurs points de vigilance issus de son observation des phases préélectorale. Le collectif, qui mène depuis plusieurs années des missions d’observation du processus électoral au Maroc, a engagé pour ce scrutin un dispositif couvrant les différentes étapes de la campagne et du vote.
Parmi les principales préoccupations exprimées figure l’évolution du corps électoral et, plus particulièrement, la place des jeunes. Selon les chiffres présentés par le CAOE, le nombre d’électeurs inscrits serait passé de 17,5 millions en 2021 à environ 15,5 millions en 2026, soit une baisse de plus de 1,7 million d’inscrits.
Les jeunes au cœur des inquiétudes
Kamal Lahbib, coordinateur national du CAOE, insiste particulièrement sur la diminution de la part des jeunes parmi les inscrits. Selon les données communiquées par le collectif, la tranche des 18-24 ans serait passée de 8 % à 4 %, tandis que celle des 25-34 ans aurait reculé de 19 % à 15 %.
Pour le responsable associatif, cette évolution constitue un signal préoccupant alors même que la mobilisation de la jeunesse figure parmi les enjeux régulièrement mis en avant dans le débat électoral.
Le CAOE évoque également plusieurs millions de Marocains qui ne seraient pas inscrits sur les listes électorales. Kamal Lahbib estime que cette situation pose la question de la capacité du processus électoral à mobiliser une population plus large et, à terme, de la confiance accordée aux institutions élues.
Le collectif fait également état de plusieurs phénomènes observés durant la période préélectorale et les premiers jours de la campagne officielle.
Il cite notamment des échanges d’accusations et des campagnes de diffamation réciproques entre candidats et formations politiques. Le CAOE mentionne également des tensions autour de changements d'appartenance partisane.
Ces éléments sont présentés par le CAOE comme des constats et signalements préliminaires, qui doivent encore faire l’objet de vérifications et d’un approfondissement avant la publication de son rapport détaillé.
1 622 observateurs mobilisés
Pour suivre le processus électoral, le CAOE indique avoir mobilisé 1 622 observateurs et observatrices, répartis dans les 12 régions et 82 provinces et préfectures. Houria Kamal, membre du secrétariat du collectif, précise que 1 455 observateurs ont été accrédités, avant qu’un filtrage supplémentaire ne conduise à l’écartement de certains d’entre eux pour non-respect de la charte éthique ou en raison d’un engagement partisan ou d’une candidature.
À ce stade, le collectif indique compter 1 327 observateurs formés, encadrés par 48 formateurs et encadrants. Le dispositif repose sur deux méthodes complémentaires. Une partie des observateurs sera présente dans les bureaux de vote, de l’ouverture jusqu’au décompte des voix. Une autre équipe procédera à une observation mobile autour des bureaux et dans leurs environs.
Cette observation s'appuiera sur un échantillon de bureaux de vote destiné, selon le CAOE, à permettre une lecture représentative du déroulement du scrutin à l’échelle nationale.
Les réseaux sociaux, nouveau terrain d’observation
Autre nouveauté de cette campagne : le suivi renforcé de l’espace numérique. Le CAOE a mis en place une stratégie d’observation des médias articulée autour de trois niveaux : la presse écrite, un échantillon de médias audiovisuels et écrits en arabe, français et amazigh, puis les réseaux sociaux.
L’objectif est notamment d’examiner l’équilibre de la couverture entre les candidats et les formations politiques, mais également la place accordée aux femmes dans cette couverture. L’intelligence artificielle constitue un nouveau défi pour les observateurs. Kamal Lahbib souligne la difficulté de suivre les campagnes numériques, notamment les contenus sponsorisés et les usages susceptibles d’influencer le débat électoral.
Le CAOE indique faire appel à des experts et à de jeunes spécialistes pour renforcer ses capacités de suivi dans cet espace.
Un cadre électoral en évolution
Le collectif relève également plusieurs évolutions du cadre juridique des législatives de 2026, notamment l’encadrement des campagnes dans l’espace numérique et les dispositions relatives à l’utilisation de contenus générés par l’intelligence artificielle.
Il estime toutefois que plusieurs aspects du dispositif d’observation peuvent encore être renforcés, notamment les prérogatives des observateurs, les délais d’accréditation et la participation de la société civile à l’évolution future du cadre juridique électoral.
Sur la représentativité des femmes, le CAOE considère que la présence de listes régionales réservées aux candidatures féminines constitue un mécanisme formel qui doit, selon lui, être complété par une présence accrue des femmes en tête des listes locales dans les circonscriptions compétitives.
La confiance comme enjeu central
Au-delà du suivi technique du scrutin, le CAOE place la question de la confiance au centre de ses préoccupations. Le collectif appelle notamment au respect des libertés publiques, à une société civile active et à une participation effective des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap. Il plaide également pour un espace plus large de liberté d’opinion, d’expression, d’organisation et de réunion.
Pour Kamal Lahbib, les premières observations ne constituent qu’une étape. Le collectif entend poursuivre son travail de terrain jusqu’au jour du scrutin et approfondir les différents signalements recueillis afin de produire un rapport circonstancié sur le déroulement du processus électoral.
À quelques jours du vote, le CAOE place ainsi la mobilisation électorale, la confiance dans les institutions et la transparence du processus au cœur de ses premières observations.
Parmi les principales préoccupations exprimées figure l’évolution du corps électoral et, plus particulièrement, la place des jeunes. Selon les chiffres présentés par le CAOE, le nombre d’électeurs inscrits serait passé de 17,5 millions en 2021 à environ 15,5 millions en 2026, soit une baisse de plus de 1,7 million d’inscrits.
Les jeunes au cœur des inquiétudes
Kamal Lahbib, coordinateur national du CAOE, insiste particulièrement sur la diminution de la part des jeunes parmi les inscrits. Selon les données communiquées par le collectif, la tranche des 18-24 ans serait passée de 8 % à 4 %, tandis que celle des 25-34 ans aurait reculé de 19 % à 15 %.
Pour le responsable associatif, cette évolution constitue un signal préoccupant alors même que la mobilisation de la jeunesse figure parmi les enjeux régulièrement mis en avant dans le débat électoral.
Le CAOE évoque également plusieurs millions de Marocains qui ne seraient pas inscrits sur les listes électorales. Kamal Lahbib estime que cette situation pose la question de la capacité du processus électoral à mobiliser une population plus large et, à terme, de la confiance accordée aux institutions élues.
Le collectif fait également état de plusieurs phénomènes observés durant la période préélectorale et les premiers jours de la campagne officielle.
Il cite notamment des échanges d’accusations et des campagnes de diffamation réciproques entre candidats et formations politiques. Le CAOE mentionne également des tensions autour de changements d'appartenance partisane.
Ces éléments sont présentés par le CAOE comme des constats et signalements préliminaires, qui doivent encore faire l’objet de vérifications et d’un approfondissement avant la publication de son rapport détaillé.
1 622 observateurs mobilisés
Pour suivre le processus électoral, le CAOE indique avoir mobilisé 1 622 observateurs et observatrices, répartis dans les 12 régions et 82 provinces et préfectures. Houria Kamal, membre du secrétariat du collectif, précise que 1 455 observateurs ont été accrédités, avant qu’un filtrage supplémentaire ne conduise à l’écartement de certains d’entre eux pour non-respect de la charte éthique ou en raison d’un engagement partisan ou d’une candidature.
À ce stade, le collectif indique compter 1 327 observateurs formés, encadrés par 48 formateurs et encadrants. Le dispositif repose sur deux méthodes complémentaires. Une partie des observateurs sera présente dans les bureaux de vote, de l’ouverture jusqu’au décompte des voix. Une autre équipe procédera à une observation mobile autour des bureaux et dans leurs environs.
Cette observation s'appuiera sur un échantillon de bureaux de vote destiné, selon le CAOE, à permettre une lecture représentative du déroulement du scrutin à l’échelle nationale.
Les réseaux sociaux, nouveau terrain d’observation
Autre nouveauté de cette campagne : le suivi renforcé de l’espace numérique. Le CAOE a mis en place une stratégie d’observation des médias articulée autour de trois niveaux : la presse écrite, un échantillon de médias audiovisuels et écrits en arabe, français et amazigh, puis les réseaux sociaux.
L’objectif est notamment d’examiner l’équilibre de la couverture entre les candidats et les formations politiques, mais également la place accordée aux femmes dans cette couverture. L’intelligence artificielle constitue un nouveau défi pour les observateurs. Kamal Lahbib souligne la difficulté de suivre les campagnes numériques, notamment les contenus sponsorisés et les usages susceptibles d’influencer le débat électoral.
Le CAOE indique faire appel à des experts et à de jeunes spécialistes pour renforcer ses capacités de suivi dans cet espace.
Un cadre électoral en évolution
Le collectif relève également plusieurs évolutions du cadre juridique des législatives de 2026, notamment l’encadrement des campagnes dans l’espace numérique et les dispositions relatives à l’utilisation de contenus générés par l’intelligence artificielle.
Il estime toutefois que plusieurs aspects du dispositif d’observation peuvent encore être renforcés, notamment les prérogatives des observateurs, les délais d’accréditation et la participation de la société civile à l’évolution future du cadre juridique électoral.
Sur la représentativité des femmes, le CAOE considère que la présence de listes régionales réservées aux candidatures féminines constitue un mécanisme formel qui doit, selon lui, être complété par une présence accrue des femmes en tête des listes locales dans les circonscriptions compétitives.
La confiance comme enjeu central
Au-delà du suivi technique du scrutin, le CAOE place la question de la confiance au centre de ses préoccupations. Le collectif appelle notamment au respect des libertés publiques, à une société civile active et à une participation effective des femmes, des jeunes et des personnes en situation de handicap. Il plaide également pour un espace plus large de liberté d’opinion, d’expression, d’organisation et de réunion.
Pour Kamal Lahbib, les premières observations ne constituent qu’une étape. Le collectif entend poursuivre son travail de terrain jusqu’au jour du scrutin et approfondir les différents signalements recueillis afin de produire un rapport circonstancié sur le déroulement du processus électoral.
À quelques jours du vote, le CAOE place ainsi la mobilisation électorale, la confiance dans les institutions et la transparence du processus au cœur de ses premières observations.
