HCP. La croissance ralentit à 4% au deuxième trimestre
L’économie marocaine a enregistré une croissance de 4% au deuxième trimestre 2026, contre 5,8% un an auparavant. Si le rebond de l’agriculture a soutenu l’activité, le ralentissement marqué du secteur non agricole et la contribution négative des échanges extérieurs ont pesé sur la croissance.
Mounia Kabiri Kettani
Au deuxième trimestre 2026, la croissance marocaine ralentit à 4%, freinée par le net recul du non-agricole malgré le rebond de l’agriculture, tandis que le besoin de financement de l’économie se creuse à 5% du PIB.
La croissance économique marocaine a perdu de la vitesse au deuxième trimestre 2026. Selon les comptes nationaux publiés par le HCP, le PIB en volume, corrigé des variations saisonnières, a progressé de 4%, après une hausse de 5,8% au même trimestre de 2025.
Le principal point de tension se situe du côté des activités non agricoles. Leur croissance est passée de 4,9% au deuxième trimestre 2025 à seulement 1,5% sur la même période de 2026.
Le secteur secondaire a particulièrement pesé sur cette évolution. Sa valeur ajoutée s’est contractée de 3,9%, alors qu’elle avait progressé de 5,8% un an auparavant.
Cette baisse s’explique notamment par le recul de l’industrie d’extraction, dont la valeur ajoutée a chuté de 28,6%, après une hausse de 13,7% au deuxième trimestre 2025. Les industries de transformation ont également enregistré une contraction de 3,2%, contre une progression de 4,3% un an plus tôt.
La construction a, pour sa part, continué de progresser, mais à un rythme moins soutenu : 2,8% contre 7,6% un an auparavant. Même tendance pour les activités d’électricité et d’eau, dont la croissance est passée de 3,8% à 1,9%.
Les services résistent, mais ralentissent
Le secteur tertiaire affiche une résistance plus importante, avec une croissance de 4%, contre 4,5% au deuxième trimestre 2025. Plusieurs activités ont toutefois amélioré leurs performances. Les services financiers et les assurances ont progressé de 7,7%, contre 5% un an auparavant. L’éducation, la santé et l’action sociale ont augmenté de 6,4%, tandis que les services de l’administration publique et de la sécurité sociale ont affiché une croissance de 3,4%.
L’information et la communication ont également accéléré, avec une progression de 1,9% contre 0,3%.
À l’inverse, plusieurs activités de services ont ralenti. L’hébergement et la restauration sont passés de 9,5% à 6,6%, le commerce et la réparation de véhicules de 4,8% à 2,8%, tandis que le transport et l’entreposage ont progressé de 2,7%, contre 4,4% un an auparavant.
L’agriculture en hausse
Face à la faiblesse du non-agricole, le secteur primaire a apporté un soutien important à la croissance. Sa valeur ajoutée a augmenté de 20,9% au deuxième trimestre 2026, après une hausse de 7,6% un an auparavant. L’agriculture constitue le principal moteur de cette accélération, avec une croissance de 21,2%, contre 8,3% au deuxième trimestre 2025.
La pêche a également enregistré une nette amélioration, avec une progression de 15,9%, après une baisse de 8,5% un an auparavant. Le rebond du primaire n'a toutefois pas suffi à compenser le ralentissement des activités non agricoles, ce qui explique la progression globale du PIB limitée à 4%.
Du côté de la demande, la croissance demeure largement soutenue par le marché intérieur. La demande intérieure a progressé de 5%, contre 7,5% un an auparavant, contribuant à hauteur de 5,6 points à la croissance du PIB.
La consommation des ménages a notamment accéléré, avec une hausse de 4,1%, contre 1,8% au deuxième trimestre 2025. Elle a ainsi contribué pour 2,3 points à la croissance.
La consommation des administrations publiques a, en revanche, légèrement ralenti, avec une progression de 4,6%, contre 4,8% un an auparavant.
L’investissement a également progressé, mais à un rythme nettement inférieur à celui enregistré un an plus tôt. L’investissement brut a augmenté de 6,8%, contre 20,3% au deuxième trimestre 2025, sa contribution à la croissance passant de 8,3 à 2,4 points.
Les échanges extérieurs continuent de peser sur la croissance, même si leur contribution négative s’est réduite. Les exportations de biens et services ont accéléré, avec une croissance de 7,6%, contre 3,6% un an auparavant. Leur contribution à la croissance est ainsi passée de 1,5 à 3,1 points.
Les importations ont également augmenté, de 9,1%, après 12,1% au deuxième trimestre 2025. Elles ont contribué négativement à la croissance à hauteur de 4,7 points.
Au total, les échanges extérieurs ont donc affiché une contribution négative de 1,6 point à la croissance, contre -4,5 points un an auparavant.
L’inflation reste contenue
Sur le front des prix, les comptes nationaux font ressortir une nette modération.
À prix courants, le PIB a augmenté de 4,4%, contre 7,5% au deuxième trimestre 2025. Le niveau général des prix implicite du PIB a ainsi progressé de seulement 0,4%, contre 1,7% un an auparavant.
Le point de vigilance se situe également du côté des équilibres financiers de l’économie. Le revenu national brut disponible a progressé de 4,4%, contre 7% un an auparavant. Dans le même temps, la consommation finale nationale en valeur a augmenté de 5%, contre 3,5% un an plus tôt.
L’épargne nationale s’est ainsi établie à 30,6% du PIB, contre 31,1% au deuxième trimestre 2025.
Parallèlement, l’investissement brut a représenté 35,6% du PIB, contre 33,5% un an auparavant. L’écart entre l’épargne disponible et le niveau d’investissement s’est donc accentué. Le besoin de financement de l’économie nationale atteint ainsi 5% du PIB, contre 2,4% au deuxième trimestre 2025.
Le principal point de tension se situe du côté des activités non agricoles. Leur croissance est passée de 4,9% au deuxième trimestre 2025 à seulement 1,5% sur la même période de 2026.
Le secteur secondaire a particulièrement pesé sur cette évolution. Sa valeur ajoutée s’est contractée de 3,9%, alors qu’elle avait progressé de 5,8% un an auparavant.
Cette baisse s’explique notamment par le recul de l’industrie d’extraction, dont la valeur ajoutée a chuté de 28,6%, après une hausse de 13,7% au deuxième trimestre 2025. Les industries de transformation ont également enregistré une contraction de 3,2%, contre une progression de 4,3% un an plus tôt.
La construction a, pour sa part, continué de progresser, mais à un rythme moins soutenu : 2,8% contre 7,6% un an auparavant. Même tendance pour les activités d’électricité et d’eau, dont la croissance est passée de 3,8% à 1,9%.
Les services résistent, mais ralentissent
Le secteur tertiaire affiche une résistance plus importante, avec une croissance de 4%, contre 4,5% au deuxième trimestre 2025. Plusieurs activités ont toutefois amélioré leurs performances. Les services financiers et les assurances ont progressé de 7,7%, contre 5% un an auparavant. L’éducation, la santé et l’action sociale ont augmenté de 6,4%, tandis que les services de l’administration publique et de la sécurité sociale ont affiché une croissance de 3,4%.
L’information et la communication ont également accéléré, avec une progression de 1,9% contre 0,3%.
À l’inverse, plusieurs activités de services ont ralenti. L’hébergement et la restauration sont passés de 9,5% à 6,6%, le commerce et la réparation de véhicules de 4,8% à 2,8%, tandis que le transport et l’entreposage ont progressé de 2,7%, contre 4,4% un an auparavant.
L’agriculture en hausse
Face à la faiblesse du non-agricole, le secteur primaire a apporté un soutien important à la croissance. Sa valeur ajoutée a augmenté de 20,9% au deuxième trimestre 2026, après une hausse de 7,6% un an auparavant. L’agriculture constitue le principal moteur de cette accélération, avec une croissance de 21,2%, contre 8,3% au deuxième trimestre 2025.
La pêche a également enregistré une nette amélioration, avec une progression de 15,9%, après une baisse de 8,5% un an auparavant. Le rebond du primaire n'a toutefois pas suffi à compenser le ralentissement des activités non agricoles, ce qui explique la progression globale du PIB limitée à 4%.
Du côté de la demande, la croissance demeure largement soutenue par le marché intérieur. La demande intérieure a progressé de 5%, contre 7,5% un an auparavant, contribuant à hauteur de 5,6 points à la croissance du PIB.
La consommation des ménages a notamment accéléré, avec une hausse de 4,1%, contre 1,8% au deuxième trimestre 2025. Elle a ainsi contribué pour 2,3 points à la croissance.
La consommation des administrations publiques a, en revanche, légèrement ralenti, avec une progression de 4,6%, contre 4,8% un an auparavant.
L’investissement a également progressé, mais à un rythme nettement inférieur à celui enregistré un an plus tôt. L’investissement brut a augmenté de 6,8%, contre 20,3% au deuxième trimestre 2025, sa contribution à la croissance passant de 8,3 à 2,4 points.
Les échanges extérieurs continuent de peser sur la croissance, même si leur contribution négative s’est réduite. Les exportations de biens et services ont accéléré, avec une croissance de 7,6%, contre 3,6% un an auparavant. Leur contribution à la croissance est ainsi passée de 1,5 à 3,1 points.
Les importations ont également augmenté, de 9,1%, après 12,1% au deuxième trimestre 2025. Elles ont contribué négativement à la croissance à hauteur de 4,7 points.
Au total, les échanges extérieurs ont donc affiché une contribution négative de 1,6 point à la croissance, contre -4,5 points un an auparavant.
L’inflation reste contenue
Sur le front des prix, les comptes nationaux font ressortir une nette modération.
À prix courants, le PIB a augmenté de 4,4%, contre 7,5% au deuxième trimestre 2025. Le niveau général des prix implicite du PIB a ainsi progressé de seulement 0,4%, contre 1,7% un an auparavant.
Le point de vigilance se situe également du côté des équilibres financiers de l’économie. Le revenu national brut disponible a progressé de 4,4%, contre 7% un an auparavant. Dans le même temps, la consommation finale nationale en valeur a augmenté de 5%, contre 3,5% un an plus tôt.
L’épargne nationale s’est ainsi établie à 30,6% du PIB, contre 31,1% au deuxième trimestre 2025.
Parallèlement, l’investissement brut a représenté 35,6% du PIB, contre 33,5% un an auparavant. L’écart entre l’épargne disponible et le niveau d’investissement s’est donc accentué. Le besoin de financement de l’économie nationale atteint ainsi 5% du PIB, contre 2,4% au deuxième trimestre 2025.
