UEMOA : l’essor du mobile money se confirme
Les transactions financières réalisées via la téléphonie mobile ont atteint 219 151 milliards FCFA, soit environ 374 milliards de dollars, dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) en 2025.
Lilia Habboul
Ce montant représente une hausse de 39,7 % par rapport aux 156 889 milliards FCFA enregistrés en 2024, selon le tableau de bord de l’inclusion financière publié le 20 octobre par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).
Le nombre d’opérations suit une évolution similaire. Il est passé de 11,92 milliards en 2024 à 16,37 milliards en 2025, en progression de 37,3 %. Depuis 2022, année où les transactions totalisaient 96 133 milliards FCFA, leur valeur annuelle a ainsi plus que doublé.
Ces volumes regroupent différents usages : transferts d’argent entre particuliers, paiements, rechargements de portefeuilles électroniques et retraits. Une même somme pouvant circuler à travers plusieurs opérations successives, les montants cumulés reflètent l’intensité des échanges et non les revenus générés par les opérateurs.
La Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso en tête
La répartition des transactions révèle une forte concentration de l’activité dans trois pays. La Côte d’Ivoire arrive en tête avec 71 307 milliards FCFA, soit 32,54 % du total régional. Le Sénégal occupe la deuxième place avec 58 617 milliards FCFA, représentant 26,75 % des montants échangés.
Le Burkina Faso complète le podium avec 43 456 milliards FCFA, soit 19,83 % du total. Ensemble, ces trois marchés concentrent 79,12 % de la valeur des transactions de monnaie électronique dans l’Union. Ils représentent également 69,3 % du nombre total d’opérations réalisées dans les huit États membres.
Le Bénin présente un profil différent. Avec 2,67 milliards d’opérations, le pays représente 16,31 % du volume régional en nombre de transactions, mais seulement 6,36 % de leur valeur, estimée à 13 938 milliards FCFA. Cet écart souligne les différences entre les marchés selon la fréquence des opérations et les montants échangés.
Les comptes actifs progressent de 20,6 %
La croissance du secteur s’accompagne d’une augmentation du nombre de portefeuilles électroniques. À fin 2025, l’UEMOA comptait 284,76 millions de comptes ouverts, contre 248,71 millions un an plus tôt, soit une progression de 14,5 %.
Le nombre de comptes actifs a augmenté plus rapidement, passant de 76,86 millions à 92,71 millions, en hausse de 20,6 %. Pour la BCEAO, un compte est considéré comme actif lorsqu’il a enregistré au moins une transaction au cours des 90 derniers jours.
Le taux d’activité s’est ainsi établi à 32,56 %, contre 30,90 % en 2024. Malgré cette amélioration, près de deux comptes ouverts sur trois n’ont enregistré aucune opération durant cette période. Ces données concernent les comptes et non les utilisateurs uniques, une même personne pouvant détenir plusieurs portefeuilles auprès de différents prestataires.
Les commerces actifs progressent moins vite que les inscriptions
L’utilisation du mobile money dans les commerces poursuit également son expansion. Le nombre de commerces actifs est passé de 1,70 million en 2024 à 2,97 millions en 2025, soit une hausse de 74,4 %.
Toutefois, le nombre de commerces inscrits a progressé encore plus rapidement, passant de 3,71 millions à 6,99 millions. En conséquence, la part des commerces actifs parmi les commerces enregistrés a reculé de 45,95 % à 42,52 %.
Cette évolution met en évidence un enjeu pour le secteur : au-delà de l’augmentation des inscriptions et des volumes financiers, la consolidation du marché dépendra aussi de l’utilisation effective des services par les commerçants et les détenteurs de portefeuilles électroniques, rapporte l’agence ecofin.
Le nombre d’opérations suit une évolution similaire. Il est passé de 11,92 milliards en 2024 à 16,37 milliards en 2025, en progression de 37,3 %. Depuis 2022, année où les transactions totalisaient 96 133 milliards FCFA, leur valeur annuelle a ainsi plus que doublé.
Ces volumes regroupent différents usages : transferts d’argent entre particuliers, paiements, rechargements de portefeuilles électroniques et retraits. Une même somme pouvant circuler à travers plusieurs opérations successives, les montants cumulés reflètent l’intensité des échanges et non les revenus générés par les opérateurs.
La Côte d’Ivoire, le Sénégal et le Burkina Faso en tête
La répartition des transactions révèle une forte concentration de l’activité dans trois pays. La Côte d’Ivoire arrive en tête avec 71 307 milliards FCFA, soit 32,54 % du total régional. Le Sénégal occupe la deuxième place avec 58 617 milliards FCFA, représentant 26,75 % des montants échangés.
Le Burkina Faso complète le podium avec 43 456 milliards FCFA, soit 19,83 % du total. Ensemble, ces trois marchés concentrent 79,12 % de la valeur des transactions de monnaie électronique dans l’Union. Ils représentent également 69,3 % du nombre total d’opérations réalisées dans les huit États membres.
Le Bénin présente un profil différent. Avec 2,67 milliards d’opérations, le pays représente 16,31 % du volume régional en nombre de transactions, mais seulement 6,36 % de leur valeur, estimée à 13 938 milliards FCFA. Cet écart souligne les différences entre les marchés selon la fréquence des opérations et les montants échangés.
Les comptes actifs progressent de 20,6 %
La croissance du secteur s’accompagne d’une augmentation du nombre de portefeuilles électroniques. À fin 2025, l’UEMOA comptait 284,76 millions de comptes ouverts, contre 248,71 millions un an plus tôt, soit une progression de 14,5 %.
Le nombre de comptes actifs a augmenté plus rapidement, passant de 76,86 millions à 92,71 millions, en hausse de 20,6 %. Pour la BCEAO, un compte est considéré comme actif lorsqu’il a enregistré au moins une transaction au cours des 90 derniers jours.
Le taux d’activité s’est ainsi établi à 32,56 %, contre 30,90 % en 2024. Malgré cette amélioration, près de deux comptes ouverts sur trois n’ont enregistré aucune opération durant cette période. Ces données concernent les comptes et non les utilisateurs uniques, une même personne pouvant détenir plusieurs portefeuilles auprès de différents prestataires.
Les commerces actifs progressent moins vite que les inscriptions
L’utilisation du mobile money dans les commerces poursuit également son expansion. Le nombre de commerces actifs est passé de 1,70 million en 2024 à 2,97 millions en 2025, soit une hausse de 74,4 %.
Toutefois, le nombre de commerces inscrits a progressé encore plus rapidement, passant de 3,71 millions à 6,99 millions. En conséquence, la part des commerces actifs parmi les commerces enregistrés a reculé de 45,95 % à 42,52 %.
Cette évolution met en évidence un enjeu pour le secteur : au-delà de l’augmentation des inscriptions et des volumes financiers, la consolidation du marché dépendra aussi de l’utilisation effective des services par les commerçants et les détenteurs de portefeuilles électroniques, rapporte l’agence ecofin.

