Tomate. Pourquoi les prix s’envolent-ils ?
Entre recul saisonnier de la production, pression des exportations et renchérissement des coûts de transport, le marché de la tomate reste sous tension. À Casablanca, le kilogramme atteint 9 DH au marché de gros. Les professionnels tablent toutefois sur une amélioration de l’offre et un repli progressif des prix vers la fin novembre.
Mounia Kabiri Kettani
La baisse saisonnière de la production, la pression des exportations et les contraintes logistiques maintiennent les prix de la tomate à un niveau élevé. Une détente est attendue d’ici la fin novembre.
La tomate continue de peser sur le budget des ménages. Malgré les attentes d'une amélioration de l'approvisionnement, les prix restent élevés sur les marchés, alimentés par un déséquilibre entre les volumes disponibles et la demande. À Casablanca, le kilogramme s'échange actuellement autour de 9 dirhams au marché de gros, selon la note hebdomadaire de Casablanca Prestations consacrée aux prix des fruits et légumes. Au détail, les tarifs peuvent dépasser 12 dirhams dans certains points de vente.
Cette situation s'explique par la combinaison de plusieurs facteurs qui affectent l'offre nationale. La transition entre les cycles de production entraîne une disponibilité saisonnière plus limitée, tandis que les conditions climatiques ont perturbé certaines cultures. La vague de chaleur enregistrée dans plusieurs régions du Royaume a notamment occasionné des dégâts sur une partie des récoltes.
À ces contraintes agricoles s'ajoute la demande extérieure pour les produits maraîchers marocains. Les exportations vers les marchés internationaux mobilisent une partie des volumes disponibles, ce qui peut accentuer les tensions sur l'approvisionnement du marché intérieur lorsque la production est moins abondante.
Pour Abderrazak Chabi, président de l'Association des commerçants du marché de gros des fruits et légumes de Casablanca, cette pression sur les quantités disponibles figure parmi les principaux éléments expliquant le maintien des prix à des niveaux élevés.
Le professionnel évoque également l'augmentation des coûts des carburants, qui renchérit les frais de transport et pèse sur les coûts d'acheminement des marchandises. La combinaison de ces facteurs entretient ainsi la tension sur les prix, du marché de gros jusqu'aux étals des détaillants.
Face à cette situation, Abderrazak Chabbi estime qu'un arrêt temporaire des exportations, ou à défaut un meilleur encadrement de leur calendrier, pourrait contribuer à préserver l'approvisionnement national. Cette proposition vise à mieux répartir les volumes disponibles entre les débouchés extérieurs et la demande locale, particulièrement en période de tension sur la production.
Un possible repli à partir de la fin novembre
Les perspectives pourraient néanmoins évoluer au cours des prochaines semaines. Selon les prévisions du représentant des commerçants, une détente progressive des prix est envisageable durant les derniers jours de novembre, à mesure que les quantités de tomates disponibles sur les marchés augmenteront.
L'amélioration attendue de l'offre devrait permettre de réduire l'écart entre les volumes proposés et la demande, condition nécessaire à un recul durable des prix. Cette évolution reste toutefois tributaire du rythme de reprise de la production et des conditions d'approvisionnement.
Cette situation s'explique par la combinaison de plusieurs facteurs qui affectent l'offre nationale. La transition entre les cycles de production entraîne une disponibilité saisonnière plus limitée, tandis que les conditions climatiques ont perturbé certaines cultures. La vague de chaleur enregistrée dans plusieurs régions du Royaume a notamment occasionné des dégâts sur une partie des récoltes.
À ces contraintes agricoles s'ajoute la demande extérieure pour les produits maraîchers marocains. Les exportations vers les marchés internationaux mobilisent une partie des volumes disponibles, ce qui peut accentuer les tensions sur l'approvisionnement du marché intérieur lorsque la production est moins abondante.
Pour Abderrazak Chabi, président de l'Association des commerçants du marché de gros des fruits et légumes de Casablanca, cette pression sur les quantités disponibles figure parmi les principaux éléments expliquant le maintien des prix à des niveaux élevés.
Le professionnel évoque également l'augmentation des coûts des carburants, qui renchérit les frais de transport et pèse sur les coûts d'acheminement des marchandises. La combinaison de ces facteurs entretient ainsi la tension sur les prix, du marché de gros jusqu'aux étals des détaillants.
Face à cette situation, Abderrazak Chabbi estime qu'un arrêt temporaire des exportations, ou à défaut un meilleur encadrement de leur calendrier, pourrait contribuer à préserver l'approvisionnement national. Cette proposition vise à mieux répartir les volumes disponibles entre les débouchés extérieurs et la demande locale, particulièrement en période de tension sur la production.
Un possible repli à partir de la fin novembre
Les perspectives pourraient néanmoins évoluer au cours des prochaines semaines. Selon les prévisions du représentant des commerçants, une détente progressive des prix est envisageable durant les derniers jours de novembre, à mesure que les quantités de tomates disponibles sur les marchés augmenteront.
L'amélioration attendue de l'offre devrait permettre de réduire l'écart entre les volumes proposés et la demande, condition nécessaire à un recul durable des prix. Cette évolution reste toutefois tributaire du rythme de reprise de la production et des conditions d'approvisionnement.
