Confessions dominicales : Printemps arabe, 10 ans après

 

Dans ses confessions de ce dimanche, Abu Wael Al-Rifi dresse, chiffres à l’appui,  le bilan du printemps arabe en comparant le Maroc avec d’autres pays maghrébins et du monde arabe.

 

Dans son évaluation du « printemps arabe », 10 ans après son déclenchement dans certains pays, l’auteur des confessions dominicales s’arrête sur ces chiffres effroyables. Le «chaos créateur» auquel aspiraient les instigateurs et les promoteurs du  «printemps arabe» a coûté la vie à 500.000 personnes en Syrie, 235.000 au Yémen et 35.000 en Libye, sans compter les blessés, les disparus et les déplacés.

Abu Wael Al-Rifi a aussi rappelé le coût économique de ce chaos que la Banque mondiale a estimé à plus de 900 milliards de dollars au vu des nombreuses infrastructures anéanties.

L’analyste souligne que le «printemps arabe» a surtout permis l’accession de l’islam politique au pouvoir et a donné lieu à voir la violence extrême de Daech en Irak et en Syrie, illustrée notamment par l’exécution du pilote jordanien, Maaz al-Kassasbeh, qui a été brûlé vif et la décapitation filmée de certains otages…

L’auteur des confessions dominicales fait remarquer que l’effondrement de l’État national dans certaines régions arabes et la montée du sectarisme et du tribalisme en tant qu’expression politique ont fait reculer le monde arabe des décennies.

A la lumière de ces faits, Abu Wael Al-Rifi pose cette grande question : maintenant, dix ans après le déclenchement du printemps arabe, quelles expériences maghrébines ont été les plus réussies et ont apporté stabilité et croissance à leur peuple ?

Le Maroc comparé à L’Algérie et à la Tunisie

L’analyste affirme qu’au cours des dix dernières années, le Maroc a multiplié les succès aux niveaux économique, social et diplomatique qui en ont fait une puissance régionale respectée.

Il présente ces autres données concernant les autres pays du Maghreb :

« La Tunisie vit d’insurmontables dissensions entre la présidence de la république, le gouvernement et le parlement face à la profonde crise économique et sociale. De ce fait, c pays peine à assurer la stabilité institutionnelle, nécessaire pour assurer la reprise de l’économie tunisienne.

L’Algérie, État pétrolier pourtant, montre à travers sa gestion de la crise Covid-19 l’ampleur de l’inefficacité de son pouvoir en place. Qui aurait imaginé que l’Algérie, pays exportateur de gaz et de pétrole, attend que la Chine lui fasse don de 200.000 doses de vaccin de Sinopharm, et que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) l’inclue dans le programme Covax, destiné aux pays pauvres, pour lui offrir 700.000 ou 800.000 doses de vaccin. Du reste, le pays se trouve dans le flou depuis quatre ans après des années d’impasse politique.

Depuis la mort de Boumediene, Chadli Benjedid a été démis de ses fonctions, Mohamed Boudiaf a été assassiné et Abdelaziz Bouteflika a été limogé. Aujourd’hui, l’Algérie vit sous Abdel Majid Tebboune, porte-parole des galonnés hissé au rang de président de la République, la fin du règne militaire. Son discours annonçant la dissolution du parlement et le changement de gouvernement ne sert qu’à dissimuler le retour de la vieille garde pour gérer l’État profond.

La faillite d’un pays de la taille de l’Algérie se confirme avec un président qui se vante d’avoir porté le SMIG à 150 euros à un moment où les denrées alimentaires élémentaires et les produits de première nécessité sont vendus à des prix proches de ceux de l’Europe. »

Abu Wael Al-Rifi poursuit son analyse en présentant ces données comparatives entre le Maroc et ses voisins du Maghreb :

« Le Royaume est aujourd’hui leader maghrébin à tous les niveaux. Au moment où le Maroc a accueilli 23 millions de touristes étrangers au cours des cinq dernières années, l’Algérie n’en a reçu que 1,6 million. La Tunisie, elle, a certes fait mieux, mais n’a pas pu atteindre10 millions de visiteurs. Dans le secteur aérien, le Maroc occupe la 38e place au niveau mondial, tandis que l’Algérie se classe 102e. En, matières d’infrastructures touristiques, le Maroc se classe au 39e rang mondial, la Tunisie au 69e et l’Algérie au 137e !

Parmi les 500 entreprises les plus puissantes d’Afrique, le Maroc est là encore en tête, avec 61 entreprises au moment où l’Algérie n’en compte que 17. Pareil quand on examine la structure des exportations des pays maghrébins : 93% des exportations algériennes sont le pétrole et le gaz, tandis qu’au Maroc, l’industrie automobile représente 27% et les industries alimentaires 21% alors que les phosphates n’en constituent que 17%. »

Abu Wael Al-Rifi ajoute que d’autres indicateurs chiffrés confirment que le Maroc poursuit sa progression dans le bon sens, notamment dans l’économie numérique, et qu’il n’y a pas lieu de le comparer dans ce domaine avec le reste des pays du Maghreb.

L’auteur des confessions dominicales termine son analyse par un rappel à celles et ceux qui avaient tenté en 2011, en vain, de s’ériger en tuteurs des Marocains en parlant en leur nom sans aucune légitimité, que seules les urnes sont l’expression de la volonté du peuple.

 

Lire la version originelle  des confessions dominicales : بوح الأحد

 

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