Coronavirus : Nécessité d’un commando

Par Ahmed Charaï

 

« Il n’y a pas de bon vent, pour qui ne connait son cap », disait Sénèque, le Philosophe stoïcien. Cette maxime a résisté aux siècles et aux bouleversements de l’Histoire, parce que c’est une vérité scientifique. L’exécutif en fait les frais.

Entre le chef du gouvernement qui annonce le prolongement du confinement, son ministre de l’Economie et président du Comité de veille qui réclame la réouverture des activités économiques dès mardi prochain, et il avait raison , et le triumvirat d’El Othmani qui nous annonce que « tous les scénarios du déconfinement sont prêts », on perd son latin, son arabe et son Tifinagh, on n’y comprend plus rien, et cela ajoute une angoisse supplémentaire dont on peut se passer. Le gouvernement, au-delà de la crise sanitaire, doit gérer un Tsunami économique, un séisme social et des drames humains, et ce en trois temps : à court, moyen et long terme. Ce n’est vraiment pas une sinécure. Il démontre qu’il n’en est pas capable.
A court terme, ni les guides de bonne conduite pour ceux qui vont ouvrir, ni les étapes de l’ouverture ne sont prêts. Fin juin, les mesures de soutien aux 17 millions de précaires vont en principe s’arrêter. On fait quoi après ?
A moyen terme, il faut établir des plans de relance sectoriels efficaces mais soutenables réalistes et si possible affinés.

A long terme, il faut imaginer un nouveau modèle, non seulement de développement, mais de société qui prenne en compte les transformations en cours dans le reste du monde.

Ce gouvernement en est incapable, parce qu’il est englué dans des calculs politiciens, qu’il n’a pas les profils idoines, que sa démarche est hasardeuse parce qu’elle ne vise pas uniquement l’efficience et qu’elle sacrifie même celle-ci pour d’autres objectifs.

La solution, c’est un gouvernement de technocrates pour deux ans, avec un seul objectif, sauver ce qui peut l’être, remettre l’économie en état de marche. Les partis politiques devraient soutenir cette option et aller se préparer pour les élections de 2022. Cela ne constituera qu’une parenthèse dans la vie politique, mais c’est une parenthèse vitale.

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Commentaires (3)
  1. Marcovici

    Je vis au Maroc depuis plus de 9 ans et j’avoue ne pas bien comprendre cette politique de confinement.
    Y en a t’il une ??

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  2. Ihsan

    Bonjour,
    Je ne serais pas aussi éloquent que vous, mais mon vœu le plus cher est que nous puissions avoir et ELIRE des gens compétents et surtout intègres.

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  3. Zineb El messaoudi

    Il faut admettre quand mm , que nos infrastructures hospitalières ne sont pas importantes pour supporter un grand nombre de contaminés , que nos entreprises ne respecteront sans doute pas, ou peu les règles de distanciation et d’hygiène élémentaires , que les citoyens n’auront pas le souci d’éviter les ruées vers les souks et les artères marchandes pour un oui ou un non . Nous avons pu échapper à une catastrophe par des décisions sages mais je ne réponds pas de ce qui pourrait arriver s’il n’y a pas un déconfinement étudié et progressif dans le double objectif de donner du souffle ä l’économie tout en préservant la santé des citoyens .

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