Gims raconte son « Malheur Malheur »

Réalisé et produit par les Frères Naciri, le nouveau clip de Gims « Malheur Malheur » a été tourné au lendemain du déconfinement. Dans le titre issu de son 3ème disque « Ceinture Noire », le rappeur parisien qui a passé son confinement au Maroc se désole de l’état du monde, avec des images des manifestations antiracistes et de la crise de coronavirus.

 

 

Dans son nouveau clip « Malheur malheur », Gims résume l’état du monde à travers différents écrans de télévisions qui projettent les événements tragiques de ces derniers mois comme les manifestations du mouvement Black Lives Matter ou la crise mondiale du covid-19. Un constat sombre et amer de la réalité du monde qui colle à l’esprit du titre, dans lequel Gims raconte « ce qui a pu se passer en Libye, en Tunisie, le printemps arabe un peu partout » et où il évoque « l’homme avec un grand H, de la nature, de son père, de la guerre ». Une chanson engagée produite et composée par Renaud Rebillaud, sur laquelle il chante : « Malheur à moi, je suis né ici / J’ai voulu m’faire une raison, on m’a dit : « C’est ainsi » / Malheur à moi, j’ai vu ces cornes dans la nuit / Papa m’a dit : « Ne dis rien car, ici, c’est ainsi ».

 

Gims fait à nouveau confiance aux Frères Naciri

 

 

 

Après une première expérience réussie avec les Frères Naciri qui étaient à l’origine de « Senorita », le clip qui réunissait Maluma et Gims, la star de la pop française fait appel à nouveau aux réalisateurs marocains pour son dernier clip « Malheur Malheur », tourné le 26 juin à Marrakech, au lendemain du déconfinement.

Déconfinement progressif oblige, le clip s’est fait dans les règles de l’art et dans le respect des normes sanitaires exigées par le livret du Centre Cinématographique Marocain afin d’éviter toute propagation du virus.  « Nous avons dû nous adapter à la situation avec une équipe réduite sur place d’une part, et avec une histoire du clip adaptée d’’autre part » confie Mamoun Naciri. En effet, on voit un Gims assis seul, dans une ambiance minimaliste. Une façon de travailler nouvelle pour l’équipe habituée aux danseurs et figurants, mais une expérience des plus bénéfiques. « Cela nous a poussé à réaliser un clip minimaliste. Une première ! C’était très intéressant » ajoute le producteur du clip.

 

Quand le clip fait son cinéma

 

Habitué à l’univers du cinéma, Said C Naciri a trouvé, en la réalisation des clips, une certaine liberté qu’il ne peut pas toujours se permettre dans le septième art. Une sorte de laboratoire d’idées où le réalisateur se sent libre de poser sa caméra où il veut, d’utiliser les lumières qu’il souhaite. « Généralement j’écoute beaucoup le morceau en question, je me concentre sur les paroles et l’atmosphère qui se dégage de la musique, ce qui me permet de commencer à échanger avec le reste de l’équipe et à créer une ambiance autour du clip. Et il faut, bien entendu, cerner la personnalité de l’artiste avec lequel on travaille » précise le réalisateur qui rappelle qu’il s’agit de trouver un équilibre entre la chanson, la personnalité marquée de l’artiste et l’univers du réalisateur. Résultat ? Le clip est esthétiquement beau tout en étant sobre, la caméra se balade et cherche des plans audacieux pour mettre en valeur un titre qui a de la personnalité et pour mettre en lumière la voix charismatique et la belle présence de Gims.

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