Energie : Une coalition dit stop au gaz de schiste

La Coalition marocaine pour la justice climatique vient de publier un communiquer où elle annonce son adhésion au mouvement global contre le gaz et le fracking (#GasdownFrackdown). Objectif déclaré : dénoncer les dangers de la fracturation hydraulique (extraction non conventionnelle de pétrole et de gaz). Pour ce collectif, ce procédé comporte de sérieux risques pour les populations locales, pour la santé, l’eau, la faune, détruit les paysages et contribue au changement climatique et à ses conséquences désastreuses.

Argumentaire de la Coalition

Le dernier rapport du GIEC sonne à nouveau l’alarme, avec force. Si le réchauffement climatique venait à dépasser les +1,5 °C, les conséquences, tant pour la vie sur terre que pour la santé de nos économies seraient sévères. Il va falloir agir vite, très vite. Pour préserver l’avenir de l’humanité, il faudra une transition rapide et de grande portée en matière d’énergies, d’usage des sols, de transports, bâtiments et systèmes industriels. Il faudra arrêter immédiatement toute exploitation de l’énergie fossile et développer de plus en plus l’énergie renouvelable. Il faudra contrer les différents lobbys de l’énergie non conventionnelle qui continuent à présenter les gaz de schistes comme un mythe alternatif de l’énergie.

Les dangers de la fracturation hydraulique pour extraire les gaz de schiste ne sont plus à démontrer, c’est la destruction de l’environnement et le réchauffement climatique, c’est la pollution des eaux et la séquestration des terres, la faillite de l’agriculture et la mise en danger de la vie, de la faune et la flore.

Refus catégorique

En saluant l’initiative « #GasdownFrackdown », prise pour le 13 octobre 2018, à l’occasion de la journée mondial contre la pollution, la Coalition marocaine de justice climatique déclare son opposition à la fracturation hydraulique et réitère son position contre toutes les énergies fossiles, qu’elles soient conventionnelles ou non conventionnelles.

« Nous appelons toute la société civile à se mobiliser dans le sein de ce mouvement mondial contre la fracturation hydraulique qui ne cesse de prendre de l’ampleur, contre les gouvernements, les industriels et les géants de la pétrochimie et les banques qui les financent, pour stopper la destruction de la planète », peut-on lire dans son communiqué.

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