Lutte antiterroriste: Le BCIJ démantèle une nouvelle cellule

 

Covid-19 ou pas, les Daechistes ne chôment pas, les fins limiers du BCIJ non plus. Des membres d’une nouvelle cellule terroriste viennent d’être interpellés.

 

Une nouvelle « cellule terroriste » vient de tomber ce mardi 7 juillet 2020. Son terrain d’action était Nador et ses environs. Quatre de ses membres, âgés entre 21 et 26 ans, viennent d’être interpellés. L’un d’eux est le frère d’un combattant dans les rangs de « Daech ». Tous ces éléments d’information viennent d’être révélés par le ministère de l’Intérieur dans un communiqué.

Ce département indique que l’opération a été menée par le Bureau central d’investigations judiciaires (BCIJ), relevant de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dans le cadre de la poursuite des efforts déployés pour faire face aux réseaux terroristes, qui visent la sécurité et la stabilité du Royaume.

L’enquête préliminaire révèle que les membres de cette cellule, partisans de l’organisation dite « Etat islamique », ont décidé de mener des attaques terroristes visant des sites sensibles dans le Royaume, ajoute le communiqué.

Les personnes arrêtées étaient en lien étroit avec les membres de la cellule terroriste portant des projets terroristes, qui a été démantelée, le 04 décembre 2019 dans le cadre d’une coopération sécuritaire conjointe entre les services sécuritaires marocains et leurs homologues espagnols, ajoute le ministère.

Les mis en cause ont été placés en garde à vue pour approfondir l’enquête menée sous la supervision du parquet compétent, conclut le communiqué.

 

Le « daechisme » gagne du terrain en Europe

La mise en échec de la cellule de Nador intervient à un moment où des rapports des services de renseignement allemands et belges indiquent que le nombre de femmes salafistes recrutées par les mouvances radicales a augmenté de 30% en Allemagne et de 45% en Belgique. C’est ce que rapporte notre confrère Al Ahda Al Maghribia dans son édition de ce mardi 7 juillet 2020, soulignant que la plupart de ces djihadistes sont d’origine maghrébine, notamment marocaine.

Sur la base des rapports allemands, le nombre des djihadistes serait passé de 1356 en 2018 à 1580 en 2019 au sein d’un collectif de 12.000 salafistes radicaux. Les mêmes sources indiquent que les mouvances radicales ciblent particulièrement les lycées, les facultés et les associations caritatives qui offrent des services aux immigrés venant de pays arabes.

 

LIRE AUSSI

Abdelhak El Khayam, DG du BCIJ : «La vigilance doit être maintenue au plus haut degré!»

 

laissez un commentaire