Mohammed Essabbar : «Le militantisme ne donne pas droit à l’immunité face à la justice » (vidéo)

Mohammed Essabbar, juriste, militant des droits de l'Homme et ancien secrétaire général du CNDH.

Mohammed Essabbar, juriste, militant des droits de l’Homme et ancien secrétaire général du CNDH.

  

Mohamed Essebbar était l’invité de la dernière émission de «Bidoune loghat khachab» de Medradio. L’ancien secrétaire général du CNDH s’est exprimé, sans langue de bois, sur les positions de certaines Associations de défense des droits de l’Homme et sur l’affaire Maâti Monjib.

 

Critiquant certaines associations des droits de l’Homme pour leur immixtion dans des affaires en cours d’instruction par la justice, Mohammed Essabbar qualifie leurs positions de «contre-nature». Dans le même sens, le juriste et militant des droits de l’homme a qualifié d’inadmissible le mépris dont font preuve certains droit-de-l’hommiste à l’encontre de l’Etat marocain. «Certains expriment leurs positions sur des affaires à peine enclenchées et crient d’emblée à l’injustice de la part de l’Etat marocain sans même connaître le fond du dossier», déplore-t-il en répondant avec sa franchise habituelle aux questions de Ridouane Erramdani dans l’émission «Bidoune loghat khachab» (Sans langue de bois)

Concernant l’affaire «Maâti Monjib» et les réactions de ce dernier face à la justice marocaine qu’il accuse de harcèlement à son encontre, Mohammed Essabbar ne cache pas son étonnement. Pour lui, un militant n’est pas au-dessus de la loi. «On ne peut pas avancer le prétexte d’être militant des droits de l’Homme pour refuser d’être auditionné par la justice. Jusqu’à présent, la procédure est tout ce qu’il y a d’ordinaire, puisqu’il s’agit d’enquête préliminaire n’ayant donné lieu ni à une incarcération ni à quoi que ce soit d’autre», explique-t-il. Et d’ajouter : «moi-même, si on me convoquait pour une quelconque accusation, j’irai me défendre en présentant les preuves de mon innocence. Ce n’est qu’après le verdict que je pourrais en toute logique crier au scandale si j’estime avoir été lésé».

Mohammed Essabbar conclut son avis sur cette affaire en lançant: «Quand on n’a rien fait d’irréprochable, on n’a rien à craindre.»

 

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