Quand le PJD comparait les Juifs aux singes et aux porcs

Le pouvoir donne des ailes. C’est plus vrai encore avec les frères islamises du PJD. Arrivés au pouvoirs aux élections de 2011, ils ont cru que tout leur était permis et qu’ils pouvaient tout faire. Près de 10 années plus tard, ils ont dû mettre beaucoup d’eau dans leur vin. Voici un exemple du chemin parcouru par cette confrérie qui a réussi l’exploit de se faire haïr par ceux-là même qui avaient voté pour elle.

Dans un billet écrit en 2002, alors que le PJD s’enorgueillissait de sa « puissance » dans l’opposition, Abdelali Hamiedine, devenu plus tard député du PJD, parlait des Juifs: Quel honte, les « descendants des singes et des porcs, sur notre terre ». Une offense que personne ne pourrait imaginer dans un pays où l’existence et les traditions juives sont ancrées depuis des millénaires. L’auteur de la tribune libre n’est pas peu fier de rappeler que le PJD atteste, preuves à l’appui, que la normalisation est absolument inacceptable. 

L’auteur a vécu, néanmoins assez, échappant à une condamnation pour meurtre qui le poursuit depuis l’assassinat d’Aït El Jid, pour voir le chef de son parti signer les Accords entre le Maroc et Israël à Rabat. Avec les « descendants des porcs et des singes », dites donc quel virage!

L’histoire c’est un peu comme le vent. Une feuille de vigne n’y résiste pas. Et les feuilles de vigne du PJD se sont vite envolées et on a vu qu’elles ne cachaient pas grand-chose.

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