Le cash s’accroche malgré l’essor du paiement électronique
Malgré l’essor des paiements électroniques, le cash demeure majoritaire au Maroc, avec de nombreux commerçants encore attachés aux transactions en liquide.

Au Maroc, le cash recule et le numérique avance. Les petites entreprises adoptent massivement le paiement électronique et cette évolution pourrait bien transformer durablement la manière dont les Marocains consomment et commercent.

Près de 60% des petites et moyennes entreprises ont déjà adopté le paiement électronique depuis plusieurs années, révèle l’étude Value of Acceptance de Visa. Pour eux, ces outils ne sont pas seulement pratiques : ils sécurisent les transactions et boostent le chiffre d’affaires. Deux tiers des commerçants interrogés affirment que ces solutions ont élargi leur clientèle.Pourtant, le cash garde encore la main. Plus de quatre entreprises sur dix continuent à travailler uniquement en espèces, freinées par les coûts bancaires, l’installation des terminaux et une certaine méfiance face au fisc. Le parc de TPE reste limité : à peine 80 000 appareils pour 2,5 millions de petites entreprises.Mais le numérique gagne du terrain. Plus de la moitié des commerçants font aujourd’hui davantage confiance aux paiements électroniques. Et 7 sur 10 considèrent que le cash comporte trop de risques : vols, litiges, gestion compliquée. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : adoption du numérique rime souvent avec hausse du chiffre d’affaires et flux client renforcé.État et banques accompagnent la transition. Bank Al-Maghrib encadre le paiement mobile et les fintechs. Les acteurs privés, comme Visa, plaident pour plus de coopération, sécurité et formation. L’objectif est clair : faire de la digitalisation un levier pour l’économie et préparer le pays à des événements internationaux, comme la CAN 2025.