Assurances. L’ACAPS durcit le contrôle anti-blanchiment
L’ACAPS renforce l’exigence des assureurs pour lutter contre le blanchiment de capitaux et préparer l’évaluation internationale 2026.

À l’approche de l’évaluation internationale de 2026, l’ACAPS mobilise les assureurs marocains pour renforcer l’efficacité de leurs dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme, dans un contexte de vigilance accrue après la sortie du Maroc de la liste grise du GAFI.

À l’approche de nouvelles échéances internationales en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT), l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) intensifie son action auprès des acteurs du secteur des assurances. L’Autorité a réuni à Rabat les principales parties prenantes autour d’un état des lieux du dispositif LBC/FT et des leviers permettant d’en renforcer l’efficacité opérationnelle.Cette rencontre a rassemblé la Fédération Marocaine de l’Assurance (FMA), la Fédération Nationale des Agents et Courtiers d’Assurance au Maroc (FNACAM), les entreprises d’assurances et de réassurance, ainsi que plusieurs institutions clés du dispositif national, dont l’Autorité Nationale du Renseignement Financier (ANRF), la CNASNU et l’OMPIC.Consolider les acquis après la sortie de la liste griseLes échanges se sont inscrits dans un contexte marqué par le renforcement progressif du cadre national de prévention des risques de criminalité financière. Les efforts conjoints des autorités et des secteurs assujettis ont permis au Maroc de satisfaire aux engagements pris auprès du Groupe d’Action Financière (GAFI), aboutissant à sa sortie de la liste grise en février 2023.Pour l’ACAPS, l’enjeu est désormais de consolider ces acquis, notamment dans un secteur des assurances exposé à des risques spécifiques en matière de vigilance, de connaissance client et de suivi des opérations.La rencontre a également permis de préparer le secteur à la prochaine évaluation mutuelle du Maroc, prévue en 2026 par le Groupe d’Action Financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN). Cette échéance portera un accent particulier sur l’effectivité des dispositifs, au-delà de leur conformité réglementaire.Dans ce cadre, les discussions ont mis en avant plusieurs axes d’amélioration : clarification des exigences applicables aux opérateurs, renforcement de la coordination opérationnelle entre acteurs publics et privés, et intégration des résultats de l’actualisation de l’évaluation nationale des risques.L’ACAPS a par ailleurs présenté les principales conclusions issues de ses actions de supervision, mettant en lumière les progrès réalisés, mais aussi les défis persistants dans la mise en œuvre concrète des dispositifs LBC/FT au sein des entreprises d’assurances. Des retours d’expérience ont permis d’illustrer les difficultés opérationnelles rencontrées et les bonnes pratiques émergentes.