Filière ovine. L’offre se renforce, les prix orientés à la baisse
La filière ovine s’oriente vers une amélioration de l’offre, laissant entrevoir une détente progressive des prix sur le marché.

À l’approche de l’Aïd, les professionnels de la filière ovine se veulent rassurants. Au SIAM 2026, ils mettent en avant une offre abondante, des prix plus accessibles et une amélioration attendue du cheptel grâce aux mesures de soutien et aux conditions climatiques favorables.

Dans les allées du Salon International de l’Agriculture de Meknès, le stand dédié à l’élevage ovin attire de nombreux visiteurs venus s’informer sur l’état du marché et les perspectives pour la saison à venir. Parmi les professionnels présents, Farid Maârouf, éleveur spécialisé dans la race Sardi affiche un optimisme assumé. Pour lui, la campagne actuelle s’annonce particulièrement favorable. Le premier facteur mis en avant par les éleveurs reste le retour des précipitations. Après plusieurs saisons marquées par la pression climatique, les récentes pluies redonnent de l’espoir à toute la filière.Selon l’éleveur, ces conditions devraient avoir un impact direct sur la disponibilité du bétail dès la prochaine saison. L’amélioration des pâturages et la reconstitution progressive du cheptel laissent entrevoir une offre plus importante sur les marchés.Les professionnels insistent également sur les effets des mesures prises pour préserver les femelles reproductrices, une décision qui commence à produire ses résultats en termes de renouvellement du cheptel.Autre message fort porté par les acteurs du secteur : le marché devrait bénéficier d’une meilleure abondance de l’offre, notamment pour les moutons destinés à l’Aïd.Selon les estimations avancées sur place, le prix du mouton pourrait afficher une baisse notable par rapport aux années précédentes, certains éleveurs évoquant un recul pouvant atteindre 1.500 dirhams selon les catégories et les régions. Cette évolution serait directement liée à la loi classique de l’offre et de la demande : plus l’offre augmente, plus les prix tendent à se détendre.Les professionnels se veulent donc rassurants : le consommateur devrait pouvoir accéder à une offre plus large, avec une qualité maintenue. Les éleveurs n’ignorent pas pour autant les défis persistants. Le coût des aliments composés reste élevé et demeure fortement dépendant des fluctuations internationales des matières premières et du transport. Mais dans un contexte de retour progressif de l’abondance, ils considèrent que la filière entre dans une phase plus favorable.Pour la profession, l’enjeu dépasse désormais la simple gestion des périodes de tension. Il s’agit de consolider les acquis récents pour inscrire l’élevage marocain dans une trajectoire plus stable, capable de sécuriser les revenus des producteurs tout en garantissant un approvisionnement régulier du marché national.