Feux de forêt : l'ANEF place 12 provinces en alerte rouge
Vigilance de mise pour éviter de telles catastrophes

Avec la vague de chaleur qui frappe actuellement le Royaume, le risque d'incendies atteint un niveau critique dans plusieurs régions. L'Agence nationale des eaux et forêts (ANEF) tire la sonnette d'alarme et appelle à une vigilance maximale : douze provinces sont classées en alerte rouge, le niveau de risque le plus élevé, pour la période allant du 6 au 12 juillet.

La chaleur, la sécheresse de la végétation et les conditions météorologiques favorables à la propagation des flammes placent les massifs forestiers sous haute surveillance. Dans son dernier Bulletin de risque des incendies de forêts (BRIF), l'ANEF dresse une cartographie nationale des zones les plus exposées, élaborée à partir de modèles scientifiques combinant plusieurs indicateurs.Cette évaluation prend en compte la nature du couvert forestier, son degré de combustibilité et d'inflammabilité, les caractéristiques du relief ainsi que les prévisions météorologiques. L'objectif est d'anticiper les départs de feu et de concentrer les efforts de prévention dans les secteurs les plus vulnérables.Alerte rouge dans 12 provincesSelon les prévisions de l'Agence, un risque extrême d'incendie, correspondant à une « alerte rouge », concerne les provinces de Berkane, Nador, Taourirt, Guercif, Ifrane, Taounate, Taza, Khénifra, Al Haouz, Essaouira, Agadir-Ida-Ou-Tanane et Taroudant. À ce niveau d'alerte, un simple départ de feu peut rapidement évoluer en incendie majeur, notamment en présence de vents ou d'une végétation particulièrement desséchée.L'ANEF classe également Chefchaouen, Fahs-Anjra, Larache, Ouezzane, Tanger-Assilah, Tétouan, M'Diq-Fnideq, Jerada, Oujda-Angad, Fès, Kénitra, Rabat, Salé, Skhirate-Témara, Azilal, Béni Mellal, Chichaoua et Midelt en zones à « risque élevé ».Par ailleurs, un « risque moyen » est signalé dans les provinces de Driouch, Al Hoceïma, Meknès, El Hajeb, Boulemane, Sefrou, Sidi Kacem et Khémisset.Incendies d'origine humaineChaque été, la grande majorité des incendies de forêt trouvent leur origine dans des activités humaines, qu'elles soient accidentelles ou volontaires, explique-t-on auprès de l’ANEF. Un mégot jeté au sol, un barbecue mal éteint, un feu de camp, des travaux utilisant des outils produisant des étincelles ou encore l'abandon de déchets inflammables peuvent suffire à déclencher un incendie, particulièrement lorsque la végétation est fortement asséchée.Dans ce contexte, l'ANEF invite les riverains des espaces forestiers, les agriculteurs, les professionnels intervenant en forêt, les campeurs ainsi que les estivants à redoubler de prudence. L'Agence recommande par ailleurs d'éviter toute activité susceptible de provoquer un départ de feu et appelle toute personne apercevant une fumée, un incendie naissant ou un comportement suspect à en informer immédiatement les autorités compétentes.Vigilance !La période estivale constitue chaque année la plus critique pour les écosystèmes forestiers marocains. Les épisodes de fortes chaleurs, associés à la baisse de l'humidité et à des vents parfois soutenus, favorisent une propagation rapide des flammes, compliquant les opérations d'intervention.Grâce à ses cartes prévisionnelles actualisées, l'ANEF entend renforcer les dispositifs de prévention et permettre aux services concernés d'anticiper les situations à risque. L'Agence rappelle toutefois que la protection des forêts repose également sur la vigilance de chacun, les comportements responsables demeurant le premier rempart contre les incendies.