De Dakhla à Central Park : le Maroc fait vibrer New York
Pour la première fois de son histoire, le SummerStage Festival de New York a consacré une soirée entière à un pays africain et arabe. Le 15 juillet, au cœur de Central Park, le Maroc a transformé l'une des scènes musicales les plus prestigieuses des États-Unis en un véritable voyage sonore, de Dakhla à Casablanca. Une consécration culturelle qui marque une nouvelle étape dans le rayonnement artistique du Royaume.
Lorsque les premières notes ont résonné mercredi soir sous les arbres de Central Park, ce n'est pas seulement un concert qui s'est ouvert, mais une page inédite de l'histoire culturelle maroco-américaine.À l'occasion de son 40ᵉ anniversaire, le Capital One City Parks Foundation SummerStage Festival a offert au Maroc une visibilité exceptionnelle en lui consacrant une soirée intégrale, intitulée « Morocco: From Dakhla to Casablanca ». Une première historique : jamais, depuis la création du festival en 1986, un pays africain ou arabe n'avait bénéficié d'un tel focus artistique au sein de cette manifestation considérée comme l'une des grandes références internationales des musiques du monde.Organisée en partenariat avec le Ministère de la Jeunesse, de la Culture et de la Communication, le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) et Maroc Festivals, cette soirée a illustré la capacité du Royaume à faire dialoguer patrimoine et création contemporaine, dans l'esprit de la Haute Vision de SM le Roi Mohammed VI, faisant de la culture un levier de rayonnement, de dialogue et d'ouverture.Un Maroc pluriel en musiquePendant quatre heures, le public new-yorkais a parcouru le Royaume au rythme de ses expressions musicales les plus emblématiques.Le groupe Hoba Hoba Spirit a porté l'énergie du rock fusion marocain, tandis que Hamid El Kasri a rappelé la puissance spirituelle et universelle de la tradition gnaoua. Le projet Dakhla Casa Xpress a proposé une passerelle entre les sonorités sahariennes et les influences urbaines contemporaines, alors que Mr ID a présenté son univers électronique inspiré de la musique hassanie à travers son album ASKI. La scène s'est également ouverte aux sonorités électro de NDRK, confirmant la vitalité de la nouvelle génération de producteurs marocains.Du désert atlantique aux quartiers populaires de Casablanca, des rythmes gnaoua aux explorations électroniques, la programmation a dessiné le portrait d'un Maroc multiple, créatif et résolument tourné vers l'avenir.Une vitrine mondiale pour la création marocaineCette présence au SummerStage est l'aboutissement de plusieurs années de travail menées par Maroc Festivals, programme lancé en 2012 afin d'accompagner les festivals marocains dans les grands réseaux internationaux, de soutenir la mobilité des artistes et de renforcer la visibilité de la création nationale à l'étranger.Au-delà de la scène, les artistes marocains ont également participé à des rencontres professionnelles organisées avec les responsables du festival et des acteurs de l'industrie musicale américaine, favorisant le développement de nouveaux réseaux de diffusion et de futures collaborations internationales.Central Park, une scène symboliqueChaque été, le SummerStage accueille plusieurs centaines de milliers de spectateurs à travers les cinq arrondissements de New York et réunit des artistes venus du monde entier. Pour cette 40ᵉ édition, la programmation accordée au Maroc figurait parmi les rendez-vous marquants de la saison, aux côtés de grandes figures internationales.En investissant cette scène mythique au cœur de Manhattan, la création musicale marocaine a confirmé sa place dans les grands circuits internationaux. Plus qu'un concert, cette soirée a constitué une démonstration de la richesse culturelle du Royaume et de sa capacité à fédérer des esthétiques, des générations et des territoires autour d'une même identité artistique.La culture comme trait d'unionPartenaire de cette initiative, le Conseil de la communauté marocaine à l'étranger (CCME) a accompagné cet événement dans le prolongement de sa mission de valorisation des Marocains du monde et de leur patrimoine culturel.À travers cette présence exceptionnelle à Central Park, la musique est devenue un langage commun, un vecteur de dialogue entre les cultures et un lien vivant entre le Maroc, sa diaspora et le public américain.Le 15 juillet 2026 restera ainsi comme la date où, pour la première fois, les sonorités du Royaume ont occupé, le temps d'une soirée, l'une des scènes les plus emblématiques de New York, offrant au Maroc une visibilité culturelle inédite au cœur de la capitale mondiale des arts et des échanges.