Législatives : Fouzi Lekjaâ, le joker du PAM, abat la carte de la clarté
Le programme électoral du Parti authenticité et modernité entend répondre aux urgences sociales tout en préservant les équilibres macroéconomiques du Royaume. Fouzi Lekjaâ vient de présenter dans une rencontre tenue à Fès, de manière didactique, certaines de ses propositions phares.
Le programme du Parti authenticité et modernité (PAM) pour 2026-2031 est riche en propositions à portée sociale. Celles sur lesquelles a insisté Fouzi Lekjaâ lors d’une rencontre organisée ce mercredi 2 septembre à Fès, concernent le pouvoir d’achat. Le parti du tracteur compte atténuer le coût de la vie « -sans la moindre surenchère». Dans cette perspective, le PAM veut réorganiser les circuits de commercialisation des fruits, des légumes et des produits alimentaires de base.Affirmant mettre ses trente années d’expérience au service du pays, le joker du PAM, comme le surnomment désormais de nombreux observateurs de la vie politique nationale, pointe l’écart considérable entre le prix payé au producteur et celui acquitté par le consommateur. Le parti du tracteur entend donc encadrer l’intermédiation et les marges afin de mieux rémunérer les agriculteurs et les éleveurs, tout en abaissant les prix.Lekjaâ invite les autres partis à dépasser les questions d’ego pour trouver des solutions concrètes aux problèmes réels des Marocains.Toujours sur le terrain social, le PAM met ses concurrents au défi en proposant de rapprocher les pensions les plus faibles du salaire minimum et de garantir aux veuves le maintien de la pension de leur conjoint.Pour les ménages modestes, notamment ceux du monde rural, un soutien mensuel équivalant au montant de la facture d’électricité est envisagé lorsque celle-ci reste inférieure à 100 dirhams. Le PAM prévoit aussi un allègement de l’impôt sur le revenu pour les salaires bas et intermédiaires, compensé par l’élargissement de l’assiette fiscale aux activités échappant encore à l’impôt.Le PAM lie ces mesures, ainsi que les nombreuses autres propositions contenues dans son programme chiffré, à la soutenabilité des finances publiques. Leur coût est évalué à 350 milliards de dirhams supplémentaires sur cinq ans, soit 70 milliards par an. Le scénario repose notamment sur une croissance moyenne de 5 %, avec l’ambition de ramener le déficit budgétaire à 3 % en 2031. Une manière, résume Lekjaâ, de traiter les urgences sociales « avec audace », mais aussi « avec raison ».**related_articles[22819-Législatives 2026. Le PAM dévoile un programme à 350 MMDH autour de cinq pactes]**