Assurance. Les nouveaux risques bousculent le métier d’intermédiaire
Changement climatique, cyber-risques, intelligence artificielle, digitalisation et évolution des attentes des assurés : l’intermédiation en assurance doit composer avec un environnement en pleine mutation. La FNACAM consacre sa 10ᵉ rencontre annuelle à ces transformations, le 8 octobre à Casablanca.
Le métier d’intermédiaire d’assurance entre dans une nouvelle phase. À mesure que les risques se diversifient et que les technologies transforment les pratiques, agents et courtiers sont appelés à revoir leurs méthodes, leurs compétences et leur manière d’accompagner les assurés.C’est dans ce contexte que la Fédération Nationale des Agents et Courtiers d’Assurance au Maroc (FNACAM) tiendra, le 8 octobre 2026 au Hyatt Regency Casablanca, sa 10ᵉ rencontre annuelle, placée sous le thème « Réinventer l’intermédiation face aux risques de demain ».Le changement climatique, les cyber-risques et les ruptures technologiques font désormais partie des enjeux auxquels le secteur de l’assurance doit répondre. À ces nouveaux risques s’ajoutent la digitalisation des parcours et l’évolution des attentes des clients, qui modifient progressivement la relation entre l’assuré, l’assureur et l’intermédiaire.La rencontre entend ainsi poser une question centrale : quelle place pour l’intermédiaire dans un secteur où la technologie prend une place croissante dans l’identification, l’évaluation et la prévention des risques ?L’intelligence artificielle figure notamment parmi les technologies susceptibles de transformer les pratiques professionnelles. Pour les agents et courtiers, l’enjeu porte autant sur l’adoption de nouveaux outils que sur leur capacité à préserver leur rôle de conseil et d’accompagnement face à des risques de plus en plus complexes.Anticiper plutôt que subir Le programme de cette 10ᵉ édition prévoit deux keynotes consacrées, d’une part, aux nouveaux risques et, d’autre part, aux transformations que les intermédiaires doivent anticiper pour assurer la pérennité de leur métier.Un premier panel s’intéressera aux mutations qui redessinent l’environnement du risque et à leurs répercussions sur l’assurance, avec un focus particulier sur les ruptures technologiques. La FNACAM entend également élargir le débat au-delà du marché marocain avec une séquence consacrée à l’intermédiation africaine de demain, qui réunira notamment des regards croisés avec le Bénin.Un second panel s’intéressera enfin au profil de l’intermédiaire de demain : compétences, adaptation des pratiques et nouveaux modèles d’activité seront au cœur des échanges. Pour Farid Bensaïd, président de la FNACAM, cette transformation impose à la profession de repenser son rôle. « Les risques évoluent, les technologies transforment nos pratiques et les attentes des assurés changent. L’intermédiaire d’assurance ne peut pas rester à l’écart de ces évolutions. » Le président de la fédération met notamment en avant la nécessité pour les professionnels d’anticiper ces mutations tout en préservant les fondamentaux du métier : l’expertise, la proximité et l’accompagnement des clients.Au-delà des outils technologiques, la question porte donc sur la capacité de l’intermédiaire à conserver une valeur ajoutée dans une chaîne de plus en plus digitalisée.Pour cette 10ᵉ édition, la FNACAM veut réunir agents et courtiers d’assurance, compagnies, experts, acteurs institutionnels, spécialistes des nouvelles technologies et de l’innovation ainsi que des acteurs économiques.L’objectif affiché est de confronter les expériences et d’ouvrir le débat sur les modèles d’intermédiation susceptibles d’émerger dans les prochaines années.