PLF 2027. 9,5 milliards de DH pour accélérer les chantiers hospitaliers
Le PLF 2027 prévoit un budget de 45,4 milliards de dirhams pour la santé, dont près de 9,5 milliards consacrés aux infrastructures sanitaires, avec plusieurs chantiers de CHU et d’hôpitaux régionaux à des niveaux d’avancement variables.

Le budget de la santé devrait atteindre 45,4 milliards de dirhams en 2027, avec près de 9,5 milliards consacrés aux infrastructures sanitaires. Alors que les CHU de Laâyoune et de Rabat affichent des taux d’avancement de 96 % et 90 %, d’autres projets restent à des stades moins avancés.

Le budget de la santé pour 2027 met l’accent sur la poursuite des investissements hospitaliers, avec des projets qui avancent à des rythmes différents selon les régions. Sur les 45,4 milliards de dirhams prévus pour le ministère de la Santé et de la Protection sociale, près de 9,5 milliards devraient être consacrés à la construction, à l’équipement et à la modernisation des infrastructures.Les données présentées dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) 2027 font apparaître deux réalités : des établissements universitaires proches de leur achèvement et des chantiers qui nécessitent encore plusieurs étapes de réalisation. Cette disparité se retrouve aussi bien dans les projets de CHU que dans les hôpitaux régionaux et provinciaux.Cinq projets de CHU à des stades d’avancement différentsParmi les projets les plus avancés figure le nouveau CHU de Laâyoune, d’une capacité de 500 lits, dont le taux de réalisation atteint 96 %. À Rabat, le futur CHU Ibn Sina, qui comptera 1.044 lits, affiche un avancement de 90 %. Une enveloppe de 232 millions de dirhams est prévue en 2027 pour finaliser les équipements de ce dernier établissement.À Guelmim, la transformation et l’extension du centre hospitalier régional en CHU de 500 lits ont atteint 66 % d’avancement. Le projet doit bénéficier de 260 millions de dirhams au titre de l’exercice 2027.Les chantiers d’Errachidia et de Béni Mellal se trouvent à un stade différent. À Errachidia, les travaux de terrassement du futur CHU de 500 lits sont réalisés à 40 %, avec une allocation de 280 millions de dirhams prévue en 2027 et une montée en charge annoncée pour 2028. À Béni Mellal, le nouveau CHU de 520 lits entre dans une phase active de construction.Chantiers en coursLe même contraste apparaît dans le réseau hospitalier régional. Dans l’Oriental, l’hôpital provincial de Nador, d’une capacité de 250 lits, atteint 99 % d’avancement. À Taourirt, le projet d’hôpital de 160 lits affiche 35 % de réalisation, contre 23 % pour celui de Berkane, qui doit compter 175 lits.Dans la région de Fès-Meknès, l’hôpital de spécialités de Meknès, prévu pour 120 lits, a franchi le seuil des 70 %. Le centre hospitalier provincial de Moulay Yaâcoub, d’une capacité de 150 lits, affiche pour sa part un taux d’avancement de 35 %.À Béni Mellal-Khénifra, la reconstruction du centre hospitalier régional de Béni Mellal, qui doit disposer de 450 lits, est réalisée à hauteur de 50 %. À Laâyoune-Sakia El Hamra, l’extension de l’unité de maternité du CHR Moulay Hassan Ben El Mehdi, avec 70 lits supplémentaires prévus, entre dans sa phase d’achèvement et d’équipement.La progression de ces projets constitue un volet important de l’investissement sanitaire. Mais les taux de réalisation ne suffisent pas, à eux seuls, à renseigner sur les délais d’ouverture, les moyens humains disponibles ou la capacité effective des établissements à accueillir les patients.Les centres de santé de proximité également concernésL’investissement hospitalier s’accompagne de la poursuite du programme de mise à niveau des établissements de soins de santé primaires. La deuxième phase concerne 1.600 structures réparties dans les différentes provinces du Royaume.Ce chantier doit accompagner l’opérationnalisation complète des Groupements sanitaires territoriaux (GST), prévue en 2027. Cette organisation vise à mieux coordonner les services de santé à l’échelle régionale et à articuler davantage les soins de proximité avec les établissements hospitaliers.La digitalisation fait également partie des orientations annoncées, notamment pour la gestion des rendez-vous et la régulation des lits hospitaliers. Ces outils doivent contribuer à améliorer la coordination de la prise en charge et l’utilisation des capacités disponibles.