Lutte anti-corruption : L’INPPLC dévoile sa feuille de route
Mohamed Benalilou présente sa feuille de route anti-corruption

Face à une corruption devenue plus complexe et plus organisée, l’INPPLC dévoile sa stratégie quinquennale 2025-2030. Une feuille de route ambitieuse, inspirée des orientations royales, pour passer de la réaction à la prévention intelligente et pour bâtir un front national contre ce fléau.

La corruption n’est plus un simple écart individuel, mais un risque structurel qui menace l’économie, la justice et la relation entre le citoyen et ses institutions. C’est le constat fort dressé par Mohamed Benalilou, président de l’Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption (INPPLC), lors de la présentation de la stratégie 2025-2030.Un chantier nationalFace à la complexité croissante des pratiques corruptives, l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption redouble de vigilance. En présentant sa stratégie 2025-2030, Benalilou trace les contours d’un chantier national ambitieux : refonder la gouvernance, renforcer la confiance et faire de la probité un véritable projet de société.« La corruption n’est ni un dossier sectoriel ni une anomalie isolée. C’est une bataille d’existence », donne le ton Benalilou. Il rappelle combien et comment la corruption épuise l’économie, étouffe les compétences, affaiblit les chances de la jeunesse et sape la confiance dans les institutions. « Le Maroc entre actuellement dans une nouvelle étape de construction d’un État moderne, juste et efficace où la probité doit devenir un pilier central du développement », ajoute le responsable.Stratégie alignée sur les orientations royalesCitant le Roi Mohammed VI, le président de l’INPPLC rappelle que « la corruption n’est pas une fatalité » et que la lutte « ne peut être menée par un seul acteur ». Ce message royal constitue, selon lui, un véritable « mandat institutionnel » adressé à l’ensemble des pouvoirs publics, du secteur privé et de la société civile.Le cœur de la stratégie présentée par l’INPPLC repose sur un changement de paradigme : quitter la logique du traitement après coup pour instaurer une culture de prévention anticipative. « On ne peut affronter un phénomène devenu technologique, financier et parfois transnational avec des outils traditionnels », prévient Benalilou. Ce changement s’opérationnalise à travers six axes stratégiques déclinés en 99 projets :