Porter Atteinte Aux Grands Serviteurs de L’État, C’est Porter Atteinte à L’État Marocain Lui-même

Accusations mensongères, allégations fabriquées, campagnes quotidiennes de diffamation et de chantage, insultes visant des responsables d’institutions nationales : autant d’actes sanctionnés par la loi et rejetés par toutes les démocraties. Pourtant, ces pratiques se déploient aujourd’hui à travers des canaux ouverts sur Internet, depuis un pays qui se réclame de la démocratie, le Canada , et sont portées par des individus recherchés dans des affaires à caractère criminel.

Il s’agit d’une campagne dirigée contre le Royaume du Maroc, menée au vu et au su des autorités canadiennes et de leurs services compétents. Comme si le fait de prendre pour cible un État ami depuis le territoire canadien relevait de la normalité. Comme si la diffamation visant les hauts responsables d’un État souverain pouvait se poursuivre sans interpellation, sans clarification, sans prise de position.L’insulte, l’injure et la rumeur malveillante n’ont jamais relevé de la pratique journalistique, ni de la liberté d’opinion, ni de la critique politique. Elles relèvent d’une déchéance morale pleinement assumée. Des mercenaires, des fugitifs ayant fui la justice marocaine, ont trouvé sur le sol canadien un refuge commode, qu’ils ont transformé en plateforme de calomnie, de diffamation et de chantage moral. Ils ont fait de l’abjection un métier, de l’atteinte à la réputation un commerce, et de la haine un discours qu’ils tentent misérablement d’habiller du langage de la politique et des droits de l’homme.Les choses ne prêtent plus ni à l’ambiguïté ni à la complaisance. Nous sommes face à une campagne méthodique, sordide et organisée. Elle ne vise pas seulement des personnes nommément désignées ; elle vise l’État marocain à travers ses symboles, son autorité, ses institutions et les hommes qui incarnent sa continuité et ses intérêts supérieurs.Lorsque des personnalités marocaines de premier plan, connues pour leur intégrité, leur patriotisme, et leur attachement constant à Sa Majesté le Roi, sont prises pour cible — à l’image du conseiller royal M. Fouad Ali El Himma, de M. Abdellatif Hammouchi, directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance du territoire, ou encore de M. Yassine Mansouri, directeur général des Études et de la Documentation — il ne s’agit pas d’attaques isolées contre des individus. Il s’agit d’une atteinte directe à l’image de l’État, à ses institutions et à ceux qui représentent sa profondeur, sa continuité et sa stabilité. C’est grave. Et cela ne peut être passé sous silence.Parce qu’elle est orientée, cette campagne choisit ses cibles avec précision. Elles comptent parmi les grands serviteurs de l’État, parmi les hommes de confiance, parmi les figures que les Marocains associent à une période de construction, de stabilité, de fermeté et de protection des intérêts supérieurs de la Nation. Les attaquer avec cette vulgarité n’est rien d’autre qu’une tentative de frapper l’État dans sa dimension symbolique et institutionnelle.Dans le même temps, cette campagne soulève de nombreuses interrogations sur le silence canadien, devenu difficilement compréhensible. Comment le territoire canadien peut-il, de manière répétée, devenir une base arrière pour des campagnes de diffamation visant des responsables marocains et des personnalités de premier rang ? Comment ces pratiques peuvent-elles se poursuivre sans position claire, sans signal fort, sans le minimum de responsabilité politique et juridique ?La liberté d’expression ne signifie pas transformer le territoire d’un État en plateforme de chantage. Elle ne signifie pas protéger la diffamation. Elle ne signifie pas permettre à des fugitifs de la justice de revêtir le masque de l’opposition pour mener des campagnes de dénigrement contre les institutions d’un État ami.C’est pourquoi la poursuite de ces campagnes depuis le territoire canadien pose une question légitime et préoccupante : où commence la complicité par le silence ? Et où s’arrête la responsabilité de l’État hôte lorsque son territoire devient une tribune destinée à viser les institutions d’un État souverain ?Ce qui est attendu aujourd’hui de l’État marocain, c’est une réponse ferme, responsable et à la hauteur de l’enjeu. Seule une réaction marocaine forte permettra de mettre un terme à cette dérive, de protéger la réputation des hauts serviteurs de l’État qui œuvrent dans des fonctions sensibles, et d’affirmer que le Maroc ne laisse ni ses enfants ni ses symboles exposés aux campagnes organisées de l’abjection.Le Royaume du Maroc n’est pas un État de passage dans l’Histoire. Il est une monarchie ancienne, enracinée dans treize siècles de continuité, de légitimité et de prestige. Cette continuité est une responsabilité politique, morale et institutionnelle.Un État doté d’une telle profondeur, d’une telle légitimité et d’une telle présence ne peut permettre à une poignée de mercenaires de porter atteinte à son autorité en s’en prenant à ses grands serviteurs .S’attaquer aux hauts responsables de l’État, c’est s’attaquer à l’État marocain lui-même.Aujourd’hui, il n’y a plus de place pour le silence.