Quand on Insulte les Morts
Ce qui émane de certains individus établis au Canada ne relève plus de l’opinion, ni du journalisme, ni même de l’opposition politique. C’est un cloaque d’insultes, de diffamation et de chantage qui prend pour cibles M. Abdellatif Hammouchi et le conseiller royal Fouad Ali El Himma, avant de sombrer, dans une déchéance morale répugnante, jusqu’à s’en prendre aux membres de leurs familles ainsi qu’à la défunte mère de M. Abdellatif Hammouchi — que Dieu l’accueille en Son infinie miséricorde. Quiconque porte atteinte à la mémoire des morts révèle l’étendue de sa faillite morale.Fabriquer des mensonges, salir l’honneur d’autrui et s’en prendre aux épouses et aux enfants ne relève pas de la critique : c’est un comportement criminel. Un comportement abject. Ceux qui se livrent à de tels actes ne sont ni des journalistes ni des opposants ; ce sont des criminels.Fouad Ali El Himma et Abdellatif Hammouchi sont deux personnalités qui se sont mises au service de Sa Majesté le Roi et du Maroc avec dévouement et abnégation. Les défendre, en l’occurrence, c’est défendre le droit de chaque Marocain à ce que sa famille et ses défunts ne soient jamais transformés en instruments d’un chantage sordide.Des questions pressantes se posent dès lors :Pourquoi l’ambassadeur du Canada au Maroc n’a-t-il pas été convoqué ? Pourquoi aucune protestation officielle et ferme n’a-t-elle été formulée ? Et pourquoi les mécanismes de coopération judiciaire n’ont-ils pas été activés afin de poursuivre ceux qui font du territoire canadien une base arrière pour mener une entreprise criminelle systématique contre le Maroc ?Il est possible que les autorités compétentes aient entrepris des démarches en coulisses. Mais cela ne suffit pas. Ce qui importe aux Marocains, ce sont les mesures qu’ils peuvent constater, les prises de position qu’ils peuvent entendre et les résultats qu’ils peuvent mesurer. Car cette campagne répugnante et déchaînée ne se déroule pas dans l’ombre : elle est menée publiquement, au vu et au su de tous, sur YouTube. La réponse ne saurait donc, elle, demeurer confinée aux coulisses.Que retire précisément le Maroc de sa relation avec le Canada pour devoir ravaler toutes ces humiliations ? Quels intérêts peuvent donner l’impression qu’Ottawa serait une puissance qu’il serait interdit de contrarier ? Les Marocains sont en droit de savoir si des intérêts particuliers ou des lobbies sont privilégiés au détriment de la dignité d’une nation tout entière.Ces questions sont légitimes et appellent des réponses claires.Dans l’attente de ces réponses, cessons d’accorder au Canada plus d’importance qu’il n’en mérite.Le président américain Donald Trump lui-même a évoqué ce pays à plusieurs reprises sur un ton dépréciatif, le qualifiant de « cinquante et unième État américain » et affirmant même que le Canada « vit grâce aux États-Unis ». Que l’on partage ou non ses propos, le fait que le président de la première puissance mondiale s’exprime en ces termes montre qu’Ottawa n’est pas ce géant devant lequel la position officielle marocaine devrait hésiter.Toutes les lignes rouges ont désormais été franchies : de hauts responsables de l’État ont été insultés, la dignité de leurs familles et la mémoire de leurs morts ont été profanées et, malgré tout cela, les autorités compétentes continuent de garder le silence.Les agissements de ces imposteurs sont abjects, mais le silence des autorités compétentes est plus grave encore : les premiers sont le fait d’individus sans valeur, tandis que le second porte atteinte à la stature du Maroc, à son prestige et à la dignité de ceux qui le servent.Nous posons aujourd’hui ces questions et nous n’accepterons pas que, demain, l’on puisse prétendre que personne ne les avait soulevées.Car la mémoire des Marocains peut se montrer patiente, mais elle n’oublie jamais.