Cheffe du gouvernement ? Fatima-Zahra Mansouri s’étonne de la question et assume pleinement son ambition
Interrogée sur Med Radio, dans l’émission « L’VAR », sur la possibilité de devenir la première femme à diriger le gouvernement au Maroc, Fatima-Zahra Mansouri a d’abord rappelé que la nomination à la tête de l’exécutif relève des prérogatives du Roi. La coordinatrice de la direction collégiale du PAM a toutefois pleinement assumé son ambition politique, tout en s’étonnant qu’une telle question soit systématiquement posée à une femme à la tête d’un parti, alors que ses homologues masculins ne sont nullement interrogés sur une telle éventualité.
Invitée de l’émission « L’VAR », Fatima-Zahra Mansouri a d’abord tenu à remettre le débat dans son cadre institutionnel. « C’est une prérogative royale », a-t-elle insisté lorsqu’elle a été interrogée sur ses ambitions après les législatives.Mais la responsable du PAM a surtout relevé ce qu’elle considère comme «offense» faite aux femmes en politique. « Pourquoi dès qu’il s’agit d’une femme, on minimise ses capacités ? Pourquoi n’aurais-je pas cette ambition ? Pourquoi pas ? », a-t-elle lancé, estimant que la même question n’est pas posée avec autant d’insistance aux dirigeants masculins de partis.Pour appuyer sa réponse, Fatima-Zahra Mansouri a longuement rappelé son parcours politique et institutionnel. Elle a évoqué sa gestion de la commune de Marrakech, ses deux mandats à la présidence du Conseil national du PAM, ses responsabilités à la tête du parti ainsi que son expérience gouvernementale.Elle a notamment mis en avant l’aide directe au logement et les efforts engagés dans la lutte contre l’habitat insalubre, estimant avoir démontré, à travers ces responsabilités successives, sa capacité à exercer des fonctions de premier plan.Au-delà de son cas personnel, la dirigeante du PAM a clairement affiché l’objectif électoral de sa formation. « Il est naturel que notre ambition soit d’arriver premiers », a-t-elle déclaré, en soulignant que le parti dispose de cadres, de ministres et de parlementaires capables, selon elle, de défendre les attentes des citoyens.Fatima-Zahra Mansouri a toutefois voulu dissocier ambition politique et quête de fonction. « Je ne cherche pas un poste en soi », a-t-elle affirmé. Sa priorité, assure-t-elle, reste l’application d’un programme et la mise en œuvre de « réelles solutions » au service du pays.Et de résumer sa conception de l’engagement politique : quelle que soit la fonction occupée demain, y compris un retour à la gestion de Marrakech, l’essentiel reste, pour elle, de servir le pays plutôt que de rechercher un statut.**related_articles[22895-Législatives 2026. Et si Fatima-Zahra Mansouri devenait cheffe de gouvernement ?]**