SABO « Le public marocain est un des meilleurs au monde ! »

SABO « Le public marocain est un des meilleurs au monde ! »

Incontournable de la communauté mondiale de la dance music, le DJ et producteur William Sabatini, alias Sabo, réputé pour son « son tribal » et ses mélanges de poly-rythmes tropicaux a livré un show explosif avec Amine K lors de la 3e édition du MOGA Festival 2019. Inspiré par ses nombreux voyages dans le monde, le créateur de Sol Selectas Records, a embarqué le public dans un voyage mystique qui traverse plusieurs frontières musicales.

Après son duo avec le célèbre DJ marocain Amine K au festival de Merzouga « Sol Sahara » en avril dernier, le DJ Sabo revient au Maroc pour expérimenter cette fois-ci la dancefloor du MOGA Festival d’Essaouira. Toujours avec son complice marocain Amine K, ils livrent au public un show exceptionnel et les emmènent dans un voyage sonore qui traverse plusieurs frontières musicales avec des mélanges de poly-rythmes tropicaux, de basses fréquences chaudes, de percussions riches, de vocales tribales luxuriantes et de textures organiques lisses. Derrière les platines, son approche innovante de chaque set lui permet de se distinguer lors de festivals tels que Coachella, Lightening in a Bottle, Shambhala, Fusion, Symbiosis, Desert Hearts, Future Future et le bus à cœur de Burning Man. Patron du label «Sol Selectas Records», il est connu pour sa vision dynamique qui redéfinit avec succès une nouvelle veine de la musique dance. Le label classé à chaque sortie dans le Top 10 des meilleures ventes, capte un large éventail de sons, rassemble de nouveaux producteurs underground émergents du monde entier, ainsi que des producteurs bien connus du secteur, concentrant le son sur une musique de danse tribale et spirituelle profonde et la combinant avec les sons modernes de la musique électronique, guidant ses auditeurs vers le futur en diffusant des ondes positives.

C’est votre 1ère fois à Essaouira ?
Oui, mais j’ai visité le Maroc à 5 reprises. J’ai déjà fait un duo avec Amine K à « Sol Sahara » en avril dernier, un festival à Merzouga qui est génial.

Comment vous vous êtes rencontrés avec Amine K ?

On s’est rencontré à Tulum au Mexique, en 2012-13. J’étais DJ à l’époque et il est venu me voir pour me dire qu’il aimait ma musique. On est resté en contact puis je suis venu lui rendre visite à Marrakech. On a joué ensemble et j’ai intégré le rendu sur mon label, puis, je suis revenu quelque fois pour jouer en duo avec lui.

Qu’est ce que vous aimez dans son style ?

C’est un grand DJ, il est dans le milieu depuis très longtemps, il a une super énergie et puis, on joue des musiques qui se ressemblent un peu, du genre afro.

Ce sont des musiques qui vous attirent particulièrement ?

Oui, j’ai joué ce genre de musique depuis des années, c’est super de venir se produire ici au Maroc, et enregistrer avec de vrais musiciens professionnels, de vrais africains et de mixer tout cela ensemble.

Comment avez-vous vécu le show avec Amine K ?

C’était Top, il y avait une énergie incroyable, nous avons joué quelques uns de nos morceaux connus, d’autres plus anciens que les gens connaissaient déjà et qu’ils ont adoré réécouter, c’était Super !

Vous avez joué dans plusieurs festivals mondiaux. Qu’est ce que Moga Festival a de si spécial ?

Le public marocain est juste incroyable, je pense qu’il est un des meilleurs au monde, il a une énergie incroyable !

Comment définisseriez-vous votre style ?

C’est de la musique tribale profonde, j’adore les percussions et les rythmes tribaux. Je ne sais pas d’où vient cette attraction pour ce genre de style musical, mais ça m’a toujours paru évident. Je pense que mon père avait des Bongos quand j’étais enfant, et il en jouait souvent donc, l’amour pour ces instruments s’est fait naturellement, c’est là où ça m’a pris. J’ai toujours fait de la musique latine, sud-américaine, orientale,… n’importe quoi qui a rapport avec des percussions, ça me convient.

Votre père était musicien ?

C’est un aficionado de Jazz, il joue un peu au Bongo, ma mère par contre était musicienne, elle jouait du vibraphone dans un groupe de Jazz quand elle était petite.

Vous vous attendiez un jour à devenir un DJ ?

Du tout. Ça a commencé dans les années 80 avec le mouvement Breakdancing, c’est quelque chose qui m’a de suite attiré, j’ai vu des DJ jouer. Et puis, dans les années 90, j’ai commencé à aller aux Raves, aux grandes soirées, et c’est là que je me suis rendu compte que je voulais devenir DJ, j’ai donc quitté mon boulot et cela fait 24 ans que ça dure !

Comment on devient DJ ?

Maintenant, c’est très facile. Mais à l’époque, il fallait acheter des disques, c’était différent. En fait, on a juste besoin d’un bon goût en musique, d’être passionné de musique, c’est vraiment l’essence du métier. Et puis, il faut aimer danser bien sûr.

Quel genre de musique vous aimez écouter ?

J’écoute de tout. Du Reggae, de la musique jamaïcaine, de la musique latino, africaine, pas nécessairement électronique mais plutôt traditionnelle, j’adore Bob Marley, le Blues, …

Travaillez-vous dur pour arriver à produire quelque chose de Wow ?

Au studio, oui, complètement. J’y passe beaucoup de temps. Généralement, j’aime enregistrer de vrais musiciens, puis je choisis des morceaux de ce qu’ils ont fait, et je les réarrange dans mes chansons, pour qu’ils matche aux idées que j’ai en tête. Puis, je passe beaucoup de temps à bosser dessus, faire des tests pour voir si ça fonctionne ou pas, faire des changements, peaufiner le tout…

Le secret de la réussite ?

Travailler dur, être passionné et croire en ce que tu fais.

A part la musique, qu’aimez-vous faire dans la vie ?

J’adore cuisiner, je fais du Yoga, je me repose, je dors et je relaxe quand je ne suis pas en tournée pour bien récupérer.

Des DJs que vous admirez et avec lesquels vous voulez jouer ?

Il y en a tellement : Goldcap, Amine K, Ali Kuru de Turquie, Amentia, …

Quelle est la scène qui vous a le plus marqué ?

« Burning man » est un festival annuel aux USA. C’est un de mes endroits les plus préférés au monde, il y a des DJs talentueux, un cadre magnifique, dans le désert. C’est un festival où on contribue avec son art, personne ne se fait payer, il n’y a pas le gain de l’argent qui prime. Une fois là bas, tu joues de la musique du plus profond de ton cœur, tu ne fais que partager ta passion et ton art avec le public. Je crois que c’est probablement le plus pur des DJing, il n’y a pas de business derrière, c’est purement artistique, pour l’amour de la musique.

C’est important pour vous ce sens du partage ?

L’objectif c’est de rendre les gens heureux, les faire danser, mais aussi, en tant que DJ, éduquer les gens un peu, les introduire à des musiques qu’ils ne connaissent pas forcément, leur rappeler les origines de certaines musiques qu’ils ont probablement oublié. J’ai juste envie de partager ce que je crois être de la bonne musique.

Comment faire pour ne pas se répéter ?

Il faut chercher l’inspiration en permanence et c’est pour ça qu’on voyage beaucoup dans différents endroits du monde, rencontrer de nouvelles personnes, écouter de nouveaux genres de musique. Voyager pour moi c’est la meilleure des inspirations.

Vous vous voyez faire autre chose dans l’avenir ?

Je ne sais pas, peut être composer de la musique de films.

Des projets ?

On en a des tonnes, on continue notre tournée, moi et ma fiancée, autour du monde. Je me concentre toujours sur ce que je vais faire après, on va sortir une grande compilation « Summer sol », pour l’été prochain où je faire une tournée en Europe.

Vous avez eu le temps de visiter la ville ?
On a été à la médina, on a acheté des tapis, on a adoré la nourriture, on a essayé toutes sortes de tajines : le couscous, la viande de chameau, la pastilla, la soupe est ma préférée.

Accroche
Voyager c’est la meilleure des inspirations !

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