Ithmar Capital mise sur le co-investissement pour financer les priorités de l’Afrique
Au World Investment Forum de Doha, le directeur général d’Ithmar Capital et président de l’Africa Sovereign Investors Forum, Obaïd Amrane, a mis en avant le rôle des fonds souverains dans le financement des infrastructures stratégiques du continent, notamment dans les secteurs de l’énergie et du numérique.
La mobilisation des capitaux africains et leur orientation vers les priorités de développement du continent ont été au cœur des échanges auxquels a participé Ithmar Capital lors de la 9ᵉ édition du World Investment Forum, organisée par la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) à Doha.En marge de cet événement, l’Africa Sovereign Investors Forum (ASIF) et la CNUCED ont organisé une table ronde consacrée aux possibilités de co-investissement en Afrique. La rencontre a été co-présidée par Obaïd Amrane, directeur général d’Ithmar Capital et président de l’ASIF, et Selwin Hart, conseiller spécial du Secrétaire général des Nations unies pour l’action climatique et sous-secrétaire général chargé de l’Équipe d’action pour le climat.Les discussions ont notamment porté sur la capacité des fonds souverains africains à intervenir comme investisseurs d’ancrage afin de favoriser le financement de projets structurants. Les infrastructures énergétiques et numériques figurent parmi les secteurs identifiés comme prioritaires pour renforcer les capacités du continent et soutenir son développement.Des partenariats pour rapprocher capitaux et projetsLe forum cherche notamment à rapprocher les investisseurs institutionnels africains des institutions de développement pour faciliter la réalisation de projets communs. En juin dernier, à Abidjan, l’ASIF a ainsi conclu un accord avec la Banque africaine de développement visant à mobiliser une partie des actifs institutionnels africains au profit du développement du continent. Cette initiative illustre la volonté de mieux orienter les ressources financières disponibles vers les besoins d’investissement de l’Afrique.Pour Ithmar Capital, ces mécanismes de coopération placent le co-investissement au centre des efforts visant à mobiliser des financements à l’échelle continentale. L’enjeu consiste à créer des passerelles entre les détenteurs de capitaux et les institutions capables d’accompagner la structuration et le financement de projets de développement.Obaïd Amrane est également intervenu lors d’une séance plénière consacrée à la sécurité énergétique. À cette occasion, il a souligné que le défi ne se limitait pas à mobiliser des capitaux, mais concernait également leur allocation. La question porte ainsi sur la capacité à orienter les ressources vers les besoins stratégiques du continent.La sécurité énergétique et le développement des infrastructures nécessitent en effet des investissements importants, dont la mobilisation suppose une coordination entre investisseurs et institutions de développement. Dans cette perspective, les fonds souverains peuvent contribuer à structurer des opérations de co-investissement et à accompagner le financement de projets prioritaires.Organisée à Doha jusqu’au 27 octobre, la 9ᵉ édition du World Investment Forum se tient sous le thème « Investir dans le futur ». Elle réunit des délégués de plus de 160 pays autour des enjeux liés à l’investissement et au financement du développement.