Roberto Giacomo Pischiutta préside le jury du Festival de Tétouan

 

Le cinéaste et musicien italien Roperto Giacomo Pischiutta préside le jury du long métrage de la 25ème édition du Festival du Cinéma Méditerranéen de Tétouan, qui se tiendra du 23 au 30 mars. Roberto Giacomo a composé plus de 150 bandes sonores de films et remporté de nombreux prix, dont l’Oscar, le David di Donatello, le Rubin Silver, le Bifest pour la meilleure bande sonore, le Soundtracks Stars Award au Show du cinéma à Venise… Le jury du long métrage sera composé aussi de la réalisatrice turque Pelin Esmer, de la réalisatrice ivoirienne Suzanne Kouame, du réalisateur et producteur marocain Jamal Souissi et de l’actrice française Myriam Mézières.

Le réalisateur algérien Malik Bensmaïl, lauréat de la Villa Kojuyama (Japon), préside le jury du film documentaire qui comprend également le critique marocain Mouley Idriss Jaïdi, le réalisateur tunisien Khalid Ghorbal, la productrice palestinienne Rafia Oraïdi et la cinéaste française Rebecca de Pas.

Le jury de la critique, portant le nom de Mustafa Messnaoui, est sera dirigé l’universitaire et critique marocain Mohamed Gallaoui ; il sera accompagné du président de l’Association Marocains des Critiques de Cinéma Omar Belkhamar, de la  critique et journaliste marocaine Amina Barakat, du critique égyptien Ahmed Shawky et de l’universitaire tunisienne Lamia Belkaied-Guiga.

Hommage au Cinéma palestinien

Le cinéma palestinien sera l’invité d’honneur de cette édition du festival où de nouveaux films palestiniens seront projetés : Tournevis de Bassam Jarbawi, Villa Touma de Sahi Araf, Emwas de Dima Abu Ghosh, L’exodede Hind Shoufani, Bonboné de Rakan Mayasi, Le tuyau de Sami Zaârour, Zone C de Salah Abu Nimah, Le perroquet de Darren Salam et La vie des pigeons d’Abou Shanab. D’autres films, qui font partie de la mémoire palestinienne, seront au rendez-vous : Fleur des villes d’Ali Siam, La Palestine dans l’œil de Mustafa Abu Ali, Appel urgent pour la Palestine et Lueur de mémoire d’Ismael Shamoutt, et Identité palestinienne de Kassem Hawal.

 

Selon le programme conçu par la direction du festival, il semblerait que le cinéma palestinien, et dès sa naissance, a été d’emblée un cinéma à thèse ; il a, en effet, accompagné les premières manifestations de la lutte armée de son peuple, et a été témoin de la complexité de cette cause juste aux enjeux multiples. C’est le cinéma de la contestation, de la révolte et de la revendication. Il n’en demeure pas moins qu’il a réussi à créer ses vedettes telles que Mohammed Bakri, Hiam Abbass, Maysaa Abdel Hadi et Elia Suleiman. Et le 7ème art palestinien a également remporté de nombreux prix dans les plus grands festivals arabes et internationaux qui ont salué et reconnu, en outre, ses choix et dimensions esthétiques.

 

 

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