Les pompiers du 11-Septembre plus exposés aux risques d’accidents cardiovasculaires

Des études avaient déjà montré des risques de cancers accrus chez les pompiers mobilisés face aux attentats du World Trade Center, le 11 septembre 2001. Une nouvelle étude publiée vendredi 6 septembre 2019 montre qu’ils encourent aussi des risques accrus de maladies cardiovasculaires.

L’étude, publiée dans une revue de l’Académie de médecine américaine (Jama Network Open) à quelques jours du 18e anniversaire de la catastrophe, a examiné les données médicales de près de 9.800 pompiers masculins mobilisés le jour même et dans les mois qui ont suivi l’effondrement des tours jumelles.

Dans les 16 ans qui ont suivi, 489 accidents cardiovasculaires ont été enregistrés parmi eux – tels un infarctus du myocarde, une opération des artères coronaires, ou un décès.

Une fois neutralisé le facteur de l’âge, l’étude montre que les accidents ont touché plus fortement les pompiers arrivés sur le site dans la matinée du 11 septembre, plutôt que ceux arrivés l’après-midi ou les jours suivants, après l’effondrement des tours.

L’étude a aussi mis en évidence un nombre d’accidents cardiovasculaires plus élevé chez les pompiers mobilisés pendant plus de six mois sur le site de Ground Zero, par opposition à ceux y ayant travaillé moins longtemps.

Cette étude vient s’ajouter à plusieurs autres réalisées ces dernières années sur les conséquences des fumées toxiques qui ont enveloppé le quartier du World Trade Center, à la pointe sud de Manhattan, après les attentats, qui ont notamment montré qu’ils étaient exposés à des risques de cancer accrus.

Plus de 200 pompiers new-yorkais mobilisés dans la foulée des attentats ont depuis péri des suites de maladies liées à leur intervention, selon les chiffres officiels. Vingt-deux nouveaux noms ont été gravés cette année sur le mur érigé en mémoire des pompiers morts suite aux attentats.

Près de 3.000 personnes ont été tuées et plus de 6.000 blessées dans l’effondrement des tours jumelles de plus de 400 mètres de haut.

Leur chute a provoqué un immense nuage de fumées et de débris, libérant dans l’air toxines, amiante et autres substances cancérogènes, remuées des mois durant par les engins de déblaiement.

Secouristes, volontaires et résidents et travailleurs de cette zone à la pointe de Manhattan ont rapporté avoir respiré, longtemps, une poussière âcre, à l’origine également de maladies aérodigestives.

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