Sothema se dote de la première unité d’anticancéreux en Afrique

Sothema a inauguré trois nouvelles unités sur son site de Bouskoura dont la première usine d’anticancéreux en Afrique. L’objectif est de produire des traitements « Made in Morocco » moins chers. 

Dans le cadre de son développement, les Laboratoires Sothema ont réalisé une extension de leur usine de Bouskoura et en
inaugurant trois nouvelles unités. Dans le détail, il s’agit de l’extension d’une unité de fabrication de sérums en poche souple pour perfusion, du lancement d’une usine de biomasse pour la production d’énergie verte par le recyclage de déchets d’olives et d’argan outre la mise en place d’une unité de production d’anticancéreux issus de la biotechnologie. Cette dernière a pour objectif de mettre sur le marché des traitements « Made in Morocco » moins chers ouvrant la voie de l’exportation vers d’autres marchés.
Sothema a investit quelques 200 mil- lions de dirhams pour cette unité et près de 80 MDH pour l’extension de l’unité de production de sérums ce qui permettra le doublement de sa capacité et la création d’une centaine d’emplois. « Concrètement, si la cure de traitement coûtait à un patient 24.000 dirhams, grâce à notre production locale, le prix passe à 6.000 dirhams. Soit quatre fois plus de patients que le Maroc pourra traiter », explique Lamia Tazi, DG de Sothema. Et d’ajouter « À travers ces investissements, nous confirmons notre volonté de démocratiser davantage les traitements et assurer la sécurité sanitaire de notre pays ».
Fin 2017, Sothema avait annoncé la production de traitements anticancéreux à base de biosimilaires au Maroc avec le partenaire russe Biocad dont l’objectif est de mettre sur le marché marocain et le continent africain de médicaments avec des prix 30% moins chers que ceux pratiqués actuellement.
Aujourd’hui, le projet s’inscrit dans le cadre du Plan d’accélération industrielle. Et d’après le ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Economie numérique, Moulay Hafid Elalamy, l’activité de l’écosystème de l’industrie pharmaceutique, connait une nette évolution. Aujourd’hui, le secteur génère plus de 50.000 emplois, dont 12.000 directs, compte 46 établissements pharmaceutiques réalisant un volume d’affaires de 15 milliards de dirhams et produit 400 millions de boîtes de médicaments. Le secteur exporte pour un milliard de dirhams annuellement, dont 70% destiné à l’Europe, le reste au marché africain. « Aujourd’hui, nous avons atteint 48% de nos objectifs en termes de création d’emplois. Je suis convaincu que nous pouvons atteindre tous nos objectifs à terme, même si nous avons commencé lentement. D’autres annonces et inaugurations sont attendus », annonce Elalamy ✱

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